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Clips traqués de la semaine #2 : KOKOKO!, Little Simz, Zombie Zombie…

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À chaque semaine sa dose de cliques, à chaque semaine son rail de clips ! 5 vidéos, 5 genres musicaux, 5 univers bien spéciaux.

Clips ou courts métrages ? Ne pas choisir, c’est découvrir.

Un récit à la Black Mirror, sombre car dystopique, qui sonne en opération coup de poing / claque dans ta gueule. Sensiblement juste, Lubomir Arsov se branche aux poisons des logiques addictives. Rivés sur les écrans masqués d’irréversibles procédés, les individus apparaissent comme des zombies bouches ouvertes. Ils déglutissent liquides, couleuvres et pilules, complétement détachés des réalités.

Toutes et tous sujets de laborantins, les gaffeurs Gafa s’en foutent plein le porte monnaie et les mains. Pendant ce temps, nos façons de penser le monde marquent leur grand déclin, dans la prédiction limitée à des calculs inhumains… S’ajoute à l’importance visuelle de c’te vidéo l’audio carrément synchro, et ça se passe ici pour plus d’infos.

La vidéo prend son origine dans le scénario liant la ville moderne à la beauté naturelle et culturelle de la Mongolie : un accord universel et global combine ces mondes….

Programmé au dernier Scopitone, Pantha Du Prince présente son remix « Jupiter’s Delight » sous forme de clip. Issu de l’EP revisité Mondholz, le morceau ici illustré dessine une expérience visuelle traversant mondes terrien et spatial. Hendrik Weber et Arash Safaian sont les maîtres d’œuvre d’une vidéo qui se passe de mot et se lit avec les yeux.

Neue Meister

Déesse du flow, prêtresse aux serments qui rident sur l’eau, Little Simz est synonyme d’élégance et de grandeur. Missy Elliott peut se noyer dans la toile cirée de ses Adidas, à seulement 23 piges sa remplaçante délaisse le bling-bling et a très vite su faire sa place.

Age 101 Music

Ce groupe promet un avenir aussi lumineux que l’ingéniosité dont il fait preuve pour créer de toutes pièces les instruments qui définissent son originalité et gomment les limites de l’imagination. 100% récup et 100% transcendant, KOKOKO! déboîte les conserves et file la pêche.

Bien exposé sur Tracks, KOKOKO! est le résultat d’une synergie. Le producteur belge Débruit rejoint la fine équipe congolaise à Kinshasa. A 5 sur scène, la transcendance des chants percutés atteint les tripes. Et le moteur du spectateur nécessite un petit temps d’adaptation pour se pincer et comprendre ce qui se joue devant lui. Espace interstellaire où règne l’alternative musicale acoustique et électrique, le choix est fait et s’appelle KOKOKO!.

Zombie au carré, deux fois plus de chance d’adhérer au leitmotiv déclaré dans le répété. Contre vents et marrés, Versatile Records met une nouvelle fois en galette un bel LP parce que Livity. En titre éponyme,cet album suit la grande lignée mixée à la Zombie Zombie. Synthé et percussions traversent la jungle africasienne et dessinent un temple encerclé par le super trio masqué.

// Pour plus de clips, ici //

Un tour en soucoupe avec Rone…

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La cité radieuse « Mirapolis » réinventée dans le quatrième album de Rone.

Connu et reconnu pour son univers particulier, il est également le fer de lance de l’écurie InFiné Music. À 36ans, Rone s’est déjà imposé comme l’un des piliers de la musique électronique française. Un peu plus de deux ans après la sorti de « Créatures« , il revient sur le devant de la scène avec Mirapolis.

Aussi doué en production qu’en live, le français dresse un album aux couleurs irréelles, aussi bien par les sonorités électro-pop qu’on lui connaissait moins, que pour son artwork conçu par Michel Gondry en personne !
Ce dernier y dessine les contours d’une cité radieuse, un parc d’attraction, un lieu propice à la créativité, l’émerveillement, l’envolée.
La cité « Mirapolis » titre le dernier album de Rone et nous propulse dans les tréfonds de la galaxie du compositeur français. Préparez-vous à embarquer pour un tour en soucoupe avec cet extra(ordinaire) terrien !

Aussi captivant qu’obnubilant, Mirapolis ne laisse pas insensible, malgré une certaine redondance. Véritable sorcier des machines, Rone propulse son audit dans un monde imaginaire jonché de références réelle comme en témoigne le track « Faster » en featuring avec le rappeur américain Saul Williams, morceau dépeignant la politique made in Trump.

Cet album signe aussi un nombre important de collaborations avec des artistes comme John Stanier sur « Lou’ » et « Brest », de Baxter Dury sur « Switches » de Noga Erez sur ‘Wave’, ou encore de Kazu Makino sur « Down For The Cause ».
Malgré tout ce petit monde, Rone garde son univers intact, aussi imprévisible qu’envoûtant, dans un esprit indéfiniment plus pop qu’il ne l’était.

Enfilez vos casques, on décolle !

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Clips traqués de la semaine #1 : Christian Löffler, Bedtimes, Fever Ray…

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À chaque semaine sa dose de cliques, à chaque semaine son rail de clips ! 5 vidéos, 5 genres musicaux, 5 univers bien spéciaux.

This film is a monument to children that are forced to leave their homes due to war, economical crisis or political or religious persecution and shows the cruelty of their most often hopeless journey through a ruthless and violent world.Christian Löffler

L’ingéniosité de Brett Foxwell accouplée aux talents musicaux de Bedtimes donne naissance à un clip musical des plus saisissants ! Déclarée meilleure vidéo du mois par vimeo, WoodSwimmer illustre le bois version coupé-décalé comme jamais on aurait pu l’imager. Stop-motion de découpes forestières design, la sciure ainsi filmée fait du bois joli un bien naturellement noble, aussi précieux que l’agate.

La chanteuse de The Knife Karin Elisabeth Dreijer revient avec un nouvel album solo Plunge. Fever Ray propulse dans les abysses du dérangé, preuve perturbée à l’appui avec ses derniers clips publiés. Notamment ce dernier Mustn’t Hurry mettant en scène la pictheuse craquelée de matière blanche caressant un…. speculum.

Mute Records

I make paintings for the blind

Membre de The Posterz, Nate Husser développe sa propre version musicale puisque intercalée entre compo punk et flow hip-rock. Blunt et tête en perdition, la vidéo suit au plus près la journée type du rappeur béquille et points liés à l’interrogation.

Clip issu du troisième opus Shadow Work, le trio anglais Mammal Hands dépeint avec « Boreal Forest » une végétation vouée à disparaître. Plans d’aménagement, optimisation de l’espace au détriment des ressources naturelles, l’ombre du travail extirpe la racine terrestre.
Jazz mélodieux et notes qui valent autant que des mots impliquent respect infini et écoute au repos.

Gondwana Records

Les PURE Dinosaures party débarquent à Nantes !

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Après 5 années d’existence et de succès dans le célèbre REX club à Paris, les soirées « PURE Dinos » débarquent dans la cité des Ducs et investissent le Warehouse, pour une première édition le 10 novembre prochain et le line-up nous fait saliver d’avance.

P.U.R.E – PURE UNDERGROUND RAVE ENERGY

Au commencement, P.U.R.E est le nom d’une rave organisée le 13 octobre 2012 à Montreuil par Manu Casana, fondateur du collectif éponyme et de Rave Age (premier label de musique électronique français) et Steph OSBGS, DJ, promoteur et fondateur de Old School But Good School. Cette soirée fût organisée pour fêter les 20 ans de la 1ère venue de Frankie Bones ainsi que du label Underground Resistance en France et les 3 ans du site Old School But Good School.

Les soirées Dinosaures seront ressorties du placard par le collectif PURE, très peu de temps après, à l’occasion des 25 ans du REX club. L’esprit est aujourd’hui toujours le même : proposer aux plus vieux
comme aux plus jeunes une programmation Old School internationale, française et locale mais sans oublier de faire une place aux petits nouveaux. Le tout dans un bon esprit de dance et de fête bien évidement, qui unissent les générations autour de la house et de la techno.

Particularité des « PURE Dinos », la gratuité pour les fêtards de plus de 35 ans !

Une programmation alléchante pour cette première édition nantaise, qui accueille une des légende de Détroit, le DJ/producteur Rolando aka The Aztec Mystic, ancien membre du mythique label UR (Underground Resistance) aux côtés de Jeff Milles, Mad Mike ou encore Robert Hood. En 2014, il lance son propre label, R3 (Roland Rocha Records), où on le retrouvera pour des résidences dans des clubs comme le Berghain ou le REX à Paris.

Une chose est sûre, si le nom ne vous dit rien, vous avez forcément déjà entendu son morceau « Jaguar » sorti en 1999 sorti sur le label d’UR.

C’est en 1987 qu’ALU est tombé dans la musique électronique,  il a fait ses armes chez Techno-Import à Paris ou encore à Lille chez USA import. Dj, résident, organisateur et promoteur, aujourd’hui à l’affiche de nombreuses soirées, c’est 30 ans de musique électronique qu’il partage avec son public.

STEPH OSBGS, créateur du blog OSBGS, organisateur et résident des soirées PURE dinosaures découvre la musique électronique ainsi que ses premières raves party en 94. Il travaillera plus tard pour F Communication, le label de Laurent Garnier et d’Eric Morand. Après avoir organisé des soirées dans les plus grands clubs parisiens, il s’installe à Nantes en 2014. Il y exporte ses soirées dans lesquelles il délivre sa musique, éclectique, avec une appétence assumée pour la techno.

VENDREDI 10 NOVEMBRE 2017
00h – 06h
10 € en préventes (+loc)/15 € sur place
GRATUIT pour les + de 35 ans

WAREHOUSE
21, quai des Antilles
44200 NANTES

Plus d’infos et résa : http://bit.ly/2z9MjZ7

20 webradios que vous devriez tous connaître et écouter !

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Il existe de nombreuses manières de découvrir de nouveaux morceaux, sentir de nouvelles vibes. Fouiller dans de vieux bacs, fouiner au fond des recommandations YouTube, se perdre sur Soundcloud, Shazamer les sets de vos DJs favoris… On peut également allumer son poste radio et se laisser porter par les playlists et émissions de Nova, FIP, Prun’, Radio Grenouille et compagnie…

La FM n’est pas encore morte, mais étant donné qu’on se balade plus avec son smartphone que son poste radio dans la poche, des applications ont pris le relai de ces bonnes ondes radios. TuneIn est pour moi l’application phare dans le game. Le site Radio-Garden quant à lui est excellent quand il s’agit d’aller digger et écouter des webradios sur une même mappemonde interactive.

Voici donc une sélection subjective et non-exhaustive de webradios qui diffusent de belles choses et propagent de l’amour en ondes sonores :

 

1. RADIO DY10

 

Lancé en 2016 par les foufous nantais de l’association Abstrack, Radio DY10 est un puit de personnalités aux connaissances musicales infinies. Véritable rassemblement de passionnés, de diggers et d’individus aux sensibilités pointues. À travers les différentes émissions proposées, vous pourrez y trouver de la musique africaine, expérimentales, du disco, de la techno, du jazz, de l’EBM ou du hip hop. En traversant la playlist concoctée avec amour par Akou Bayo, Shaman Boil et Bloody L, vous irez d’horizons en horizons, telle une machine à générer des émotions.

Pour écouter, c’est par ici : www.radiody10.com
Pour soutenir, c’est là : www.facebook.com/radiody10

 

2. WEFUNK RADIO

 

À l’origine, WeFunk c’est une émission radio diffusée par CKUT 90.3FM à Montréal. Leurs auteurs, DJ Static & Professor Groove, ont rapidement su prendre leur envol en lançant leur propre webradio dédié au meilleur du hip hop, de la soul et de la funk. Et on peut dire que 20 ans plus tard, le concept n’a pas pris une ride et continue de faire le bonheur de nos esgourdes ! Avec plus de 900 émissions mises en ligne, vous ne pourrez pas dire que vous ne trouvez pas votre bonheur chez WeFunk !

Pour écouter c’est par ici : www.wefunkradio.com
Pour soutenir, c’est par là : www.facebook.com/wefunkradio

 

3. RED LIGHT RADIO

 

Red Light est une radio située au coeur du fameux quartier rouge d’Amsterdam dont l’entrée des studios se trouve entre 2 vitrines de passes. Lancée en 2010, elle est rapidement devenue une référence dans le pays, puis sur le continent européen. Grâce au travail de son directeur, Orpheu The Wizard, RDR a pu nouer de solides liens avec des partenaires culturels locaux. Parmi ses animateurs résidents, on peut compter sur de joyeux lurons comme San Proper, David Cornelissen, Max Graef, l’équipe du Dekmantel, Interstellar Funk… Une bien belle équipe qui a déjà pu inviter quelques petits potes musiciens assez cool : The Gaslamp Killer, Carl Craig, Seth Troxler, Mac DeMarco, Randomer, JonWayne… L’ensemble en fait une énorme source de digging et de connaissance musicale allant de la musique arabisantes, soul ou ambient jusqu’aux émissions spéciales synthés en passant par le hip hop ou la techno. Un spectre musical incroyable que l’on peut balayer en se laissant emporter par sa playlist et ses émissions.

Pour écouter c’est par ici : www.redlightradio.net
Pour soutenir, c’est par là : www.facebook.com/redlightradio

 

4. WORLDWIDE FM

 

Le coquin Gilles Peterson avait plus d’un tour dans son sac ! Après avoir monté un club à Camden, été animateur sur BBC Radio London puis sur Radio 1, lancé les labels Acid Jazz Records et Talkin’ Loud, le natif de Caen dévoile au monde sa propre webradio en 2016 : Worldwide FM. Ce nouveau projet découle en fait du festival du même nom, établi sur les plages de Sète depuis 2006. Aujourd’hui diffusée par Radio Nova en France, Couleur3 en Suisse, Sublime FM aux Pays-Bas, J-Wave au Japon, FM4 en Autriche, RBB ḿultikulti et WDR Funkhaus Europa en Allemagne, on peut dire que c’est l’une des webradios les plus influentes du monde.

Pour écouter, c’est par ici : www.worldwidefm.net
Pour soutenir, c’est par là : www.facebook.com/worldwidefm.net

 

 

5. GOOD MORNING AFRICA

 

« The modern sound of Africa ». Tout est dit. Basée à Nantes et lancée sur le web au printemps 2016, elle fait la part belle à toute une frange de la culture musicale du continent africain. Éclectique et qualitative à souhait, GMA est l’une des plate-formes musicales à suivre de toute urgence tant sa proposition se démarque du reste de l’offre existante. Outre la webradio, l’équipe derrière ce beau projet a lancé au printemps 2017 son propre festival. Situé à Alawogbe au Togo, le village natal d’Ametek, l’un des fondateurs, cet événement apporta le mélange des cultures et de l’amour à son paroxysme. Rare sont les initiatives de ce genre et ça mérite, selon moi, tout le soutien du monde !

Pour écouter, c’est par ici : www.goodmorningafrica.org
Pour soutenir, c’est par là : www.facebook.com/goodmorningafrica

 

6. THE LOT RADIO

 

Posée dans un container sur les docks de Williamburg à Brooklyn, The Lot Radio a acquis en un peu d’un an, un aura qui dépasse l’entendement. Lancée en 2016 par un belge du nom de François Vaxelaire, TLR est vue par son fondateur comme la réponse new-yorkaise à Rinse FM ou Red Light Radio :  « Something that is not business-oriented, a little island of creativity and passion ». Outre la diffusion de musiques électroniques en tout genres, la radio a également une vocation sociale dans le quartier, grâce à son service de snacks et café à emporter. C’est d’ailleurs de cette manière caféinée que la radio se finance, elle est ainsi totalement indépendante. Qu’est-ce qu’on écoute ? Des artistes de renommée internationale passant par là comme Nina Kraviz, Four Tet, Pional ou Michael Mayer. Mais également des valeurs montantes aux carrières pour le moment plus confidentielles. L’ensemble est très cohérente et voué à un bel avenir.

Pour écouter, c’est par ici : www.thelotradio.com
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7. DATAFRUITS.FM

 

Fondée en 2011 par Tony Miller, Datafruits a un pied à Tokyo, l’autre à Seattle aux USA. Webradio, mais également netlabel de musique, le projet accueille en son sein de nombreux artistes électroniques naviguant entre acid, future funk, footwork. Le tout dans un esprit purement I.N.T.E.R.N.E.T. ! Des visuels au merchandising, jusqu’à l’intégralité des sorties proposées en free download, Datafruits est l’incarnation du vraie label de l’ère digitale. Les 23 releases sont à choper ici. Et vous savez quoi ? La webradio recrute de nouveaux DJs. Avis aux intéressés.

Pour écouter, c’est par ici : www.datafruits.fm/
Pour soutenir, c’est par là : www.facebook.com/datafruitsfm

 

8. PWFM

 

Pas-Weather Festival Music ou Provocative Wave For Music. Derrière cet acronyme se cache un groupe Facebook de plus de 20 000 passionnés et une jolie petite pichenette au festival parisien. Désireux de mettre en avant la jeune génération d’artistes électroniques, le concept PWFM se rapproche de celui de La Chinerie dans son envie de pousser à la découverte et au digging 2.0. Ni label, ni collectif et ni média, c’est une communauté qui s’agite pour faire vivre ce projet. Aujourd’hui, PWFM est matérialisé par un site web, des DJs résidents, des sorties vinyles, des soirées tremplins et une webradio. Leur ligne éditoriale et musicale défriche le sempiternel duo house/techno, mais sans les headliners de festivals que l’on voit partout. De la nouveauté, de la fraîcheur à travers plus de 5 000 titres diffusés sur les internets !

Pour écouter, c’est par ici : www.pwfm.fr
Pour soutenir, c’est par là : www.facebook.com/PWForMusic

 

9. LE MELLOTRON

 

« Le mellotron est un instrument de musique polyphonique à clavier lisant les sons sur des bandes magnétiques. Il a été largement utilisé dans les années 1960 et 1970, notamment par les formations de rock progressif. » Le Mellotron, c’est également un média web à l’histoire rebondissante. Le projet résulte de la fusion de deux blogs musicaux :  ceux de Bertrand Niquel (le Mellotron) et de Guillaume Biau (Guigui les bons skeudis). L’équipe s’est ensuite agrandie en accueillant en son sein Anders, Xavier Roth et Jean Viril. Nous sommes alors en 2009. Deux ans plus tard, Le Mellotron devient également une webradio et se met à émettre depuis le Mellow, sa fameuse péniche située sous le Pont Marie face à l’Île Saint-Louis. De multiples DJs et artistes défileront ici, sous l’oeil des internautes ravis de voir en live leurs artistes favoris. Quelques années plus tard, l’histoire du média se poursuit sur le terre ferme, au 6 rue Beaurepaire, dans le café portant le nom de la rue où il réside. Ici vous y trouvez désormais un studio radio, un comptoir, une cantine et une boutique. Entre autres, Le Mellotron propose des émissions animées musicalement par de jolis noms : Sly Johnson, Robert Benjamin (Libreville Records), Mad Rey & Jim Irie, Bamao Yendé (Boukan Records), Charles Maurice (Favorite Records), Emmanuel Forlani, Julien Lebrun (Hot Casa Records), La Mamie’s… Que de passionnés, que de diggers opérant dans un spectre musical aussi large que varié. House, afrobeat, french boogie, hip hop, jazz, soul, rock, tout y passe, pour le plus grand bien de la musique !

Pour écouter, c’est par ici : www.lemellotron.com
Pour soutenir, c’est par là : www.facebook.com/LeMellotron

 

10. BERLIN COMMUNITY RADIO

 

Lancée en 2013 par Anastazja Moser & Sarah Miles, BCR est une webradio proposant une centaine d’émissions diverses et variées. On y retrouve de la musique (évidemment), mais également des sujets sociétaux comme la littérature, le féminisme, internet ou l’art. Globalement, c’est l’esprit créatif et libertaire berlinois qui transpire de ce projet. C’est beau à voir et à écouter. Parmi les hosts d’émissions, encore une fois, une belle ribambelle de noms : Hunee, Ancient Methods, Call Super, Palms Trax… Ne cherchez plus la webradio sur Soundcloud, son compte a été banni de la plate-forme en 2015 (shame on you SC) pour se retrouver sur Mixcloud.

Pour écouter, c’est par ici : www.berlincommunityradio.com
Pour soutenir, c’est par là : www.facebook.com/berlincommunityradio

 

11. RADIO MEUH

 

10 ans après la création de la webradio à La Clusaz par Philippe Thévenet, Meuh s’impose comme étant la 6e radio digitale la plus écoutée de France (source). Estampillée aussi bien Funk que Soul, Pop Rock, Jazz, World ou Electro, Radio Meuh met surtout l’accent sur la découverte et le bonne vibe. En 2012, la webradio lance son festival dans sa ville d’origine : Radio Meuh Circus Festival. Le concept : 3 soirées de concerts live sous un chapiteau de cirque et 5 jours de DJ set sur les pistes de ski et d’animations dans le village. La dernière édition rassemblait Laurent Garnier, Jacques, Osunlade, Kon, DJ Vas, Isaac Delusion, Her, Voilaaa, Vitalic, Meute… Que du bon monde !

Pour écouter, c’est par ici : www.radiomeuh.com/
Pour soutenir, c’est par là : www.facebook.com/radiomeuh

 

12. RINSE FM

 

Probablement l’une des webradios les plus populaires de ces dernières années. Rinse FM n’en finit plus d’étendre son aura par-delà les frontières. Lancée sous forme de radio pirate dans les bas-fonds de Londres en 1994, elle diffuse le meilleur de la jungle, dubstep, garage et grime. Les fondateurs DJ Geeneus DJ Slimzee ont alors 16 ans. Son expansion suivra ensuite tranquillement son cours, malgré les bâtons dans les roues que pourra mettre l’administration anglaise. Elle est considérée comme le média incontournable en matière de dubstep et grime. Celui sans qui la popularité de ces courants musicaux ne serait pas ce qu’elle est actuellement. En 2010, Rinse reçoit enfin l’autorisation d’émettre sur les ondes radio FM, après 3 ans d’attente. 3 ans plus tard à Paris, deux DJs et promoteurs d’événements, Manaré et Laurent, sont dans les starting-blocks pour lancer leur propre webradio, Radio Paname. Au même moment, ils rencontrent les fondateurs de Rinse FM à Londres. Ces derniers leur apportent conseils, expériences techniques et contacts. Rinse France voit alors le jour. Depuis, ils s’attachent à mettre en avant la musique électronique, mais pas que, via de nombreux mixes et guests aussi passionnés qu’eux. Entre autres, on peut croiser dans les locaux parisiens : Tigersushi, Lord Funk, Teki Latex, Boukan Records, Eddy Larkin, Raphael Fragil… Cette année, la webradio française a été consacré « Meilleure webradio d’Europe » lors des Online Radio Awards organisés par Mixcloud. Juste de quoi rester confiant pour la suite…
#Verrouillé

Pour écouter, c’est par ici : www.rinse.fr / www.rinse.fm
Pour soutenir, c’est par là : www.facebook.com/rinsefrance / www.facebook.com/rinsefm/

 

13. RADAR RADIO

 

Tout comme sa cousine Rinse, Radar Radio est implanté à Londres. La webradio est lancée sur les internets en 2014 par Ollie Ashley, un ancien des radios NTS et … Rinse FM. Aux yeux d’Ashley, ces deux mastodontes du webradio game proposent tous deux des programmes de grandes qualité, avec des guests déjà bien établis, trop bien établis. Si bien établis qu’ils ne laissent que peu de place pour la nouvelle génération qui rêve elle aussi de s’exprimer sur les ondes. Ce sera le leimotiv pour mettre Radar sur les rails et l’élément de différentiation par rapport à ses consoeurs du web.

Pour écouter, c’est par ici : www.radarradio.com
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14. SECOUSSE

 

Webradio, sound-system et label, l’univers Secousse est large. Rumba congolaise, soukous créole, funk nigériane, zouk antillais, dancehall jamaïcain, la ligne éditoriale du média est claire : de la chaleur, de la découverte, du soleil et de l’amour. Sans jamais tombé dans le cliché, Secousse ranime avec brio des courants musicaux parfois oubliés ou dévoyés. DJ Tron, le fondateur du projet qualifie la musique étant diffusée comme étant « ghetto » et l’explique ainsi : «C’est un mot fort et clivant, que je questionne sans cesse. Pour moi il désigne tout ce qui est abandonné ou sous-estimé. La musique a été une manière de lutter, de se rassembler, d’élever sa culture contre l’envahisseur. Ghetto désigne toutes ces musiques qui sentent le soufre et qui ne font pas partie du mainstream ». Sur son site, en plus de son feed principal, Secousse propose 5 playlists thématisées : party, chill, street, chill, mix et charts. De quoi satisfaire les envies de chacun !

Pour écouter, c’est par ici : www.secousse.tv
Pour soutenir, c’est par là : www.facebook.com/secousseltd

15. LYL RADIO

LYL, c’est un peu le Rinse ou Red Light Radio de Lyon. Avec sa scène locale frémissante, la création d’une webradio était la suite logique. LYL, c’est à la fois un lieu de rencontre entre activiste de la musique et un tremplin médiatique pour les organisateurs d’événements et artistes. Son emplacement voisin du disquaire Chez Émile renforce aussi son implication dans la vie culturelle locale et c’est pour le mieux ! Lancée en 2014, elle est composée de plus d’une centaine d’émissions et autant de personnes impliquées. Funk/Soul, House/Techno, Wave/Industrial, Contemporary/Experimental, World/Reggae, Lo-fi/Pop, la webradio lyonnaise a placé un curseur d’exploration musicale très large. LYL a également pignon sur rue à Paris depuis 2016.

Pour écouter, c’est par ici : www.lyl.live
Pour soutenir, c’est par là : www.facebook.com/lylradio

 

16. HOXTON FM

 

Décidément Londres a le chic d’attiser les ardeurs culturelles et musicales d’un bon nombre d’activistes. Située à l’est de la capitale, Hoxton Forward Movement (FM) s’ancre sur des créneaux musicaux allant de la house/techno qui va bien au hip hop qui fait plaisir, en passant par la dubstep/grime à l’anglaise. Lancée en 2011 par Dan Formless, Quintin Christian et Rakhee Sudra, HFM aime également vagabonder entre différents horizons : art, culture et mode sont aussi des thématiques ancrées dans l’ADN de la webradio. Tout comme The Lot Radio à New York, certains programmes sont diffusés en live vidéo sur le web. Hosts de qualité ISO9001, sélection aux petits oignons, éclectisme de bonne augure, toutes les astres sont alignés pour faire de Hoxton FM une incontournable webradio.

Pour écouter, c’est par ici : www.hoxton.fm
Pour soutenir, c’est par là : www.facebook.com/HoxtonForwardMovement/

 

17. SEOUL COMMUNITY RADIO

 

Dans la veine de Berlin Community Radio, voici sa cousine coréenne : Seoul Community Radio. Sans trop se fouler pour trouver un nom original, l’équipe de SCR partage la même vision créative et communautaire qu’à Berlin. Son apparition sur les ondes du net date de 2016 et c’est encore un londonien qui se cache derrière ce projet ! Basée dans un bunker du quartier d’Itaewon, SCR fait la part belle aux artistes locaux ainsi qu’à ceux passant par la capitale coréenne pour un gig ou deux. La K-Pop faisant office de religion au pays du matin calme, les autres genres musicaux en pâtissent. C’est là que SCR intervient et milite pour faire briller le riche underground sud-coréen. Que se soit les producteurs house/techno ou les MCs de la nouvelle scène grime coréenne, Seoul Community Radio propose un beau panorama de ce qui se fait de mieux et de plus innovant dans ce beau pays !

Pour écouter, c’est par ici : www.seoulcommunityradio.com
Pour soutenir, c’est par là : www.facebook.com/seoulcommunityradio

 

18. BALAMII RADIO

 

Encore une webradio émettant depuis la capitale anglaise, à Peckham précisément. Celle-ci fut fondée en 2015 par James Browning. La particularité de celle-ci réside dans le fait qu’environ 3/4 des programmes diffusés sont produits par des DJs de Peckham même ! Musicalement, les émissions proposées rassemblent un panel musical très large. De la grime à la house, en passant par le hip hop, le funk et l’ambient. Au-delà de l’aspect web-radiophonique et en seulement deux années d’existence, Balamii Radio passe un cap et lance sa propre agence de booking. L’idée à travers cette nouvelle entité du média est d’aider les DJs ayant pris part au projet à trouver des dates et les aider dans leur évolution. Parmi cette team d’énervés on retrouve notamment Chaos in the CBD, Ross From Friends, Harri Pepper ou Alex Rita. Balamii a les dents longues. Preuve en est une fois de plus avec l’annonce au printemps 2017 de l’ouverture d’une antenne outre-Atlantique, au coeur de Manhattan à New-York. Deux stations, un seul stream continu ! La tranche horaire 9h – 21h (GMT) est réservée aux DJs britanniques, pour le reste, se sont les DJs américains qui s’en chargeront. Une proposition et une complémentarité exemplaire qui donne à Balamii un tout autre charme.

Pour écouter, c’est par ici : www.balamii.com/live
Pour soutenir, c’est par là : www.facebook.com/Balamii

 

19. TEDER FM

 

Nous voilà à Tel-Aviv. Teder FM, c’est l’histoire d’un ancien centre commercial de 1947 reconverti en bar de deux étages en plein coeur de la ville israélienne. Rapide état des lieux : pendant que le rez-de-chaussée est réservé aux clients venus boire un verre, manger ou voir un concert, le premier étage est consacré à la webradio qui diffuse du son pour le public situé dessous ainsi que pour les internets du monde entier. Depuis 2012, DJ sets, show lives, bières et pizzas sont au programme… Tout est dit. Les quelques éléments ci-dessous vous aideront à vous faire une idée du concept génial de pop-up radio bar qu’est Teder FM.

Pour écouter, c’est par ici : www.teder.fm/en/live
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20. NTS RADIO

 

On termine cette sélection par sûrement l’une des webradios les plus populaires et respectée du monde : NTS aka Nuts To Soup Radio. À l’origine, NTS était un blog qui mua pour laisser place à sa forme actuelle en avril 2011. Trois mois après son lancement, la chaîne compte 150 émissions régulières et devient ainsi une référence et caisse de résonance pour de nombreux artistes. Femi Adeyemi, fondateur de NTW, mais également de Boiler Room, choisi logiquement Londres comme station de lancement. Aujourd’hui, NTS possède également des studios à Manchester, Shanghaï et Los Angeles. Sont passés sur les ondes de la webradio londonienne : Jeff Mills, M.I.A., Four Tet, Gille Peterson, Skepta, Andrew Weatherall, Kerri Chandler, Jamie XX… Parfois critiquée pour sa faculté à attirer de grands DJs internationaux, sachez-le, au-delà des headliners, NTS fait également la part belle à de nombreux jeunes artistes. À la recherche de découvertes sonores ? De styles trop peu ou pas diffusés par les médias ? Foncez dans la partie « Explore » de NTS et lancez des podcasts d’opéra, de punk, new-wave, musique aborigène, J-Pop, Persian disco, rocksteady, black metal, R’n’B, gangsta rap, gabber, jungle, jersey, country, surf rock, drone, musique concrete, zouk, swing, free jazz, highlife, soukous, disco turque, molam, batida, acid, grindcore, cumbia, flamenco, synth pop, vaporwave et j’en passe… La diversité et l’ouverture musicale à son paroxysme, c’est la recette gagnante de NTS.

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Voilà pour cette sélection très subjective, mais qui s’est voulue diversifiée au maximum. On remarquera que malgré les différences assumées, les niches sonores explorées, les courants musicaux proposés, ce qui rassemble l’intégralité de ces médias et projets, c’est vraiment le coeur et la passion de créateurs, DJs et contributeurs. Loin, très loin de la consommation algorithmée pour nous plaire à coup sûr par Spotify, Deezer ou Apple Music, ces webradios transmettent une âme véritable, un amour de la musique propre à chaque artiste s’emparant des ondes. En laissant traîner vos oreilles sur ces médias, vous aurez des coups de coeur, des grincements de tympans, des moments de nostalgie incroyables, un sentiment de proximité avec les hosts et autres émotions qui ne se transmettent par avec des algorithmes. Longue vie à eux, longue vie à la radio. Et merci Internet.

PS : On aurait pu également citer Funky Corner Radio, East Village Radio, Resonance FM, WMFU, Hotel Radio Paris, Intergalactic FM, Radio PiiAF, Radio Caprice EBM, Frisky Radio… N’hésitez pas à enrichir cette liste avec vos propres découvertes webradiophoniques en commentaires !

pitchfork-festival-paris-2017

Pitchfork Festival 2017, petit check-up d’un line-up hold-up !

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À partir de jeudi prochain, le Pitchfork Festival reprend ses quartiers à la Grande halle de la Villette, à Paris.

Tout juste remis du week-end dernier, durant lequel tes narines ont enfourché plus de portes que les tibias d’Alberto Tomba ? Tu te dis que finalement, comme chaque semaine, tes bonnes résolutions post tuesday blues iraient bien se faire voire ??

– Ça tombe bien ! Pitchfork Festival s’annonce ce jeudi 2 novembre jusqu’à samedi, ou plutôt dimanche matin. Cette 7e édition nous propose encore une programmation affutée, entre rock indé, jazz, rap, et kicks techno qui vont faire sussu dans les leggings.

Une fois de plus, un programme de l’espace, avec dans le désordre et de manière non-exhaustive (parce qu’on s’en branle) : Rone, Chassol, Jungle, Kamasi Washington, Rejjie Snow, Tommy Genesis, Polo et Pan, Princess Nokia, Bicep, Tom Misch, Talaboman, The Blaze, ou encore The Black Madonna.

Pour les plus baisés du tieks, une fois les portes de la Grande Halle fermées, il y aura moyen d’enchainer jeudi et vendredi avec les After-Parties au Trabendo et là, ça sent le lâcher-prise : Ben UFO en b2b avec Call Super, Palm Trax, Abstraxion, Actress, Deena Abdelwahed, Théo Muller…n’en jetez plus frère.

Comme d’habitude, on s’est préparé un planning qu’on ne va pas respecter, par contre on s’est aussi fait une selecta pour se chauffer en sortant du Ouigo.

Chassol (France)
Magical Mountains (Ultrascores II, Tricatel. 2016)

Kamasi Washington (Los Angeles)
Truth (Harmony Of Difference, Young Turks. 2017)

Loyle Carner (Londres)
The Isle Of Arran (Yesterday’s Gone, AMF Records. 2017)

Tommy Genesis (Vancouver)
Empty (Empty. 2017)

Sônge (Quimper)
I Come From Pain (Sônge, Warner. 2017)

Rejjie Snow (Dublin)
Get it feat. Joyce Wrice (The Moon & You, Honeymoon. 2017)

Princess Nokia (New-York)
Kitana (1992, auto-production. 2016)

Deena Abdelwahed (Toulouse)
Walk On, Nothing To See Here (Klabb, Infiné. 2017)

Palm Trax (Berlin)
Sumo Acid Crew (In Gold, Dekmantel. 2015)

Tom Misch (Londres)
Day 4 : Everybody Get Down (5 Day Mischon, Beyond The Groove. 2017)

Bicep (Belfast)
Rain (Bicep, Ninja Tune. 2017)

Talaboman (Barcelone/Stockholm)
Samsa (The Night Land, R & S Records. 2017)

The Black Madonna (Chicago)
He is The Voice I Hear (He is The Voice I Hear, We Still Believe. 2016)

Théo Muller (Rennes)
Turbo Drift (Les Kicks Du Donjon, Midi Deux. 2016)

Abstraxion (Marseille)
Nuit (Matin / Nuit, Biologie Records. 2017)

Toute la programmation ici.

Crédit article : Brice Henry

EXCLU : Gelivan & Pierre Citron, deux poètes pour un EP qui se respecte

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On a l’immense privilège de publier en avant-première l’EP Rodalquilar Sessions, collaboration éclectic-hop made in Gelivan & Pierre Citron.

Parfaire notre ligne éditoriale passe naturellement par l’opportunité de dévoiler des exclusivités. Le nouveau label suisse et indé Diffract Records nous confie ainsi cette fraîche mission…

Promouvoir le featuring Gelivan & Pierre Citron revient à poser le regard sur des philosophes de l’incertain. Remise en question du quotidien et mise en musique d’introspections, ces chercheurs de sons puisent à la source des pensées pour communiquer de belles idées samplées-phasées.

La valeur se trouve là où on est, si on sait la voir. En nous-même et dans les opportunités qui s’offrent. Ça dépend vraiment du regard, de la perspective (qui sont multiples), de notre capacité à être là. J’ai toujours cette partie de moi qui aimerait être dans un lieu « plus ensoleillé, au bord de la mer, à la montagne car l’air y est meilleur ». Encore plus aujourd’hui vu qu’on est exposé à beaucoup trop d’informations. – Gelivan –

 

Deux forces tranquilles…

DJ, interprète, producteur et écrivain basé en Belgique, Pierre Citron (72 Soul) a développé plusieurs projets sous différents noms en 15 ans de carrière.

Traversé par la soul de Curtis Mayfield et les sonorités 90’s de Massive Attack, l’ « ami-chanteur » réalise un rap tantôt français, tantôt anglais, sereinement piquant et 100% multi-vitaminé de pures vérités.

Aujourd’hui, tout le monde a une peur panique de passer pour un imbécile – Pierre Citron –

Depuis que SoundCloud existe, la floraison de certaines graines dépasse les abysses de l’inconnu, et Gelivan a depuis longtemps quitter le sous-sol pour sonoriser son propre jardin. En véritable détecteur de mémo connecté à la vie, Moleskine et dictaphone ne le quittent que très rarement. Rattaché à la nature des émotions, il parvient à capter certains actes en les branchant musicalement aux socio-logiques.

Faiseur de compilations ouvertes à d’anciennes et nouvelles pousses multi-saisons, ses podcast Eclectic Soul et No Words Needed neutralisent la catégorisation. Il tisse des liens entre conversion humaine et chant des possibles.

Il y a dix mois sortait son premier album Mouvement du sentiment, dont le titre ci-dessous est extrait.

Si ce projet a vu le jour c’est parce que j’ai décidé en 2016 de « tout plaquer ».  Partir de Genève avec l’idée de m’installer ailleurs en Europe. J’avais juste quelques vagues idées de ce que j’allais faire, et très peu d’argent. C’était une sorte de fuite aussi – du système, de la situation que j’avais créé, peut-être de certaines choses que je ne voulais pas affronter. Ça en devient malsain et d’autant plus difficile de savoir ce qu’on veut, d’avoir le sens du travail qui ne doit pas être une corvée, se focaliser sur quelque chose de concret et y aller à fond (sans savoir où ça va nous mener), et puis se satisfaire. On peut risquer de perdre le goût de certaines valeurs, de choses simples. C’est là qu’on peut faire preuve de sagesse et trouver le contentement. -Gelivan-

… qui se rencontrent

Admiratif du travail de Pierre Citron, Gelivan lui proposait au printemps dernier de le rejoindre à Rodalquilar en Andalousie, lieu-dit de sa retraite méditative. Invitation acceptée, ils passent 6 jours ensemble et formulent 4 morceaux pour un EP.

« Ralentir », « Viajar », « Doin’ Fine » et « Karma Cool » forment la chronologie garage, asbtract, jazzy et hip-hop de ce super projet.

 Finalement, plutôt que sérieusement m’installer quelque part, j’ai vagabondé dans le sud de l’Italie, au Portugal. Après un passage en Grèce je suis retourné me reposer en Suisse. (…) J’ai l’impression d’avoir fait le voyage de Santiago (berger andalou d’ailleurs) dans l’Alchimiste, en quelques sortes. Il finit par rentrer chez lui et trouver le trésor là d’où il était parti, c’est ça ? –Gelivan

 
Rodalquilar Sessions agence des échantillons d’inspirations plurielles sur des textes sages. Cet EP remplace le surmenage par la réflexion puisqu’il permet d’oublier les vitesses. Il démontre qu’au-delà du cadran et des écrans se trouvent l’équilibre de l’épanouissement.

Avec « Going Nowhere », Chill Bump se géolocalise dans l’épicentre du génialo-sismique

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Hip-notiques, Bankal et Miscellaneous forment ce made in France générateur de plaisir pressé par la seule force du flow cadencé et du beatmaking scratché façon parolier.

Après Ego Trip, premier album applaudi par les festivaliers de toute la contrée, Chill Bump n’a pas chaumé et a su, en cinq années d’existence, ponctuer son chemin de productions novatrices suivant la même ligne conductrice : l’assurance zéro risque d’insuccès.

Petit rappel en 2 clips percutants :

Hip-hop indé typé East Coast, la musique de Chill Bump présente aujourd’hui un développement tourné vers la critique acérée d’une société perdue dans la fausseté hémorragique. Autostimulation sur les réseaux fuités et automutilation empêchent de diriger têtes et outils vers les injustices subies de plein fouet, face à terre entrain de planer.

Construction 100% DIY, 100% tourangelle, les 14 morceaux qui peuplent cet album sont habités de thèmes qui avivent l’actualité et sont d’incroyables sources de motivation. Détermination kickée, lignes de basse en pleine montée et descente dans les bas fonds d’une satire du trop-confortable-pour-être-excitant invite l’écoutant à cesser de sniffer ce décor d’artificier.

Aller nulle part

Individualisation de corps déguisés et d’esprits blasés, les courages s’effritent en silence, parcourent le vide des réalités truquées et propulsent l’impuissance au rang de cheffe de chantier. Vote blanc-cassé et autres grèves encerclées par des barbelés ambulants, l’énarque hypocrisie des mots cracra tique, amplifie le fossé et désolidarise les libertés par procédés épuratifs.

Victime d’une dépendance à un système pourtant détesté, mais difficilement contestable car empoussiéré de traditions Roundup, les statistiques créent les tendances et écrasent les alternatives. Pas contents ? Profitez de paquets neutres à 10€ l’unité et consumez vos angoisses entre vous les mauvaises herbes !
Si non, créer ta fart-up, Rolex au poignet, et tu seras épargné(e) puisque « péter plus haut que son cul » rapporte le derrière de la crémière et l’argent du beurre, défiscalisés qui plus est ! Amen.