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D.KO Records, un label de gars sûrs

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Organisateurs des soirées Keep D.KO Alive à La Karambole, les membres du collectif sont ensuite vite partis à la conquête de la nuit parisienne. Le collectif s’est finalement mué en label qui annonce bientôt un sub-label résolument plus techno… Fondé en 2013 par 4 fêlés parisiens, D.KO Records est avant tout l’expression d’une renaissance de la scène électronique française. La preuve avec 6 de ses meilleurs représentants.

MÉZIGUE, LA TRIQUE

DJ masqué, pile électrique, jeune chien fou, Mézigue est l’un des piliers du collectif et label D.KO Records. Pour la petite histoire, « Mézigue » vient tout simplement de l’argot parisien signifiant « Moi ». Très attaché à un univers kaléidoscopique, il le mélange avec un esprit DIY mais néanmoins très propre et vraiment réjouissant. Entre acid house et techno, le Parisien joue avec les codes musicaux établis par ses aînés pour en sortir un revival d’une french touch perdue. À son actif, 2 EPs, Mangez Moi et Kestuf Daronne ?. Attention, on nous glisse dans l’oreillette que notre Mézigue national a plus d’un tour dans son sac et qu’il n’en a pas fini de faire des siennes.

FLABAIRE, EN PLEINE MONTÉE

À la fois sèche et mélodieuse, la musique de Flabaire a tout pour plaire. C’est également l’un des fondateurs du projet D.KO. Parisien après avoir vécu une partie de son adolescence à Bruxelles, Flabaire a tout d’abord été bercé par le rock avant de découvrir la house et toute la vague french touch qui allait avec. Ralph Maruani, de son vrai nom, est insatiable. Non satisfait de sortir de beaux EP comme tout le monde, le bougre balance en mars 2016 « It’s Just A Silly Phase I’m Going Through », un album de 12 titres house. Flabaire est intenable. Non rassasié de son projet solo, il s’est récemment lancé avec Paul Cut, Larry Houl, Mézigue et Mub Deep, dans une incroyable house instrumentale. Ça s’appelle Secret Value Orchestra et on en parle plus bas dans l’article.

MAD REY, DU GRAFFITI À LA HOUSE

Quentin Leroy pour les intimes, Mad Rey pour le reste du monde. Véritable espoir et fer de lance de la nouvelle scène house bleu-blanc-rouge, ce producteur du cosmos a 3 EPs à son actif chez D.Ko Records : Quartier Sex (2014), Salon de Thé (2015) et Balabushka (2017). Il a également publié en 2016 un EP sur Vertv Records, le label de son ami Neue Grafik, ainsi qu’un autre sur Red Lebanese, son propre label. À l’origine, Mad Rey est un énième enfant du hip hop, plus particulièrement du graffiti. Les débouchés de ce milieu finissant plus généralement sur les rails de métro que vers un avenir lumineux, le petit Rey se dirigea vers la musique et la batterie. Doté d’un gros background en disco/funk/hip hop, le producteur sait s’en servir à merveille pour construire des tracks résolument house. Les preuves ne sont plus à faire, à quelle heure un album Quentin ?

SECRET VALUE ORCHESTRA, LE BOYS BAND 3.0

De la house jouée en live. C’est le projet génial de Secret Value Orchestra. Composé de Larry Houl au chant, Flabaire à la basse, Paul Cut au clavier, Mézigue et Mud Deep aux machines, ce quintet débarque dans le game en 2016 avec 3 morceaux sortis sur l’EP Serious Intention. Faisant sensation auprès de la communauté house française, Secret Value Orchestra restait néanmoins un projet qui devait confirmer tous les espoirs tournoyant au-dessus d’eux. En avril dernier, un album de 8 morceaux débarque, Unidentified Flying Object, effaçant tous les doutes que l’on pouvait avoir sur la maturité et le sérieux du groupe. Mention spéciale pour le morceau Porta (I Can’t Do Anything) à écouter ci-dessous.

BRAQUE, EN SOUM-SOUM

Secret weapon de la famille D.Ko Records, brAque n’en est pas le moins fatal. Au contraire. Petit dernier du crew, on lui doit la publication d’un EP tout droit sorti des enfers, Maraude. Le track éponyme vous donnera un bel aperçu de ce que propose le bougre. Une house distordue, allant et venant entre les samples, les influences et les rythmes. Un style rappelant Crydamoure, des synthés en guise de matraques, de grosses basses qui claquent, un BPM de gazelle, des voix douces et sensuelles. Voilà la recette de brAque.

RAG DABONS, L’UPPERCUT ET LA DROITE

Sandro, c’est l’uppercut, et Gabriel, la droite. Ensemble ils forment le duo Rag Dabons. Entité résolument plus deep que le reste du label, mais tout autant complémentaire. Fondateur de D.Ko Records, Gabriel est aussi l’un de ses plus fameux défenseur et défonceur de platines. Accompagné de son soc’ Sandro, ils proposent une musique à la fois planante, irrévérencieuse, percutante et profonde. Si vous fouinez un peu sur leur Soundcloud, vous y trouverez également quelques beats qui en disent long sur leur appétit pour le hip hop. Enfin, après une sortie chez Concrete Music, les deux thugs ont enfin annoncé leur première release sur D.Ko. Le titre : T’es Plus Le Même Depuis Que T’as Changé EP. Un artefact à écouter et se procurer d’urgence :

Voilà pour D.Ko Records. Digne représentant d’une nouvelle scène française qui nous refait devenir chauvin, le label est l’un de ceux qui ont su se créer une identité artistique claire, reconnaissable entre tous. À mille lieux de se prendre au sérieux, les artistes D.Ko se placent comme de beaux experts des codes des internets.
Ceux-ci se démarquent également en reprenant avec talent certains codes de l’antique French Touch qui avait placé la France sur l’échiquier mondial de la musique électronique. Fervents défenseurs d’un esprit festif rassembleur, ils sont coutumiers des teufs organisés aux quatre coins de la l’hexagone. Si vous n’avez pas encore pu voir leurs bouilles sur scène, cela ne saurait tarder.

Comment convaincre votre mère de venir au festival de Dour ?

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Convaincre ses potes d’aller à Dour. Easy. Convaincre sa maman de vous suivre dans l’un des plus grands festivals d’Europe. Challenge Accepted.

NB : Article à lire au 2nd degré. Clichés, humour et souvenirs personnels se cachent dans les lignes qui vont suivre :).

  • Étape 1 : Parlez-lui de Belgique. La Belgique, c’est cool.

Et ce n’est pas Caballero & JeanJass, les deux compères bruxellois qui diront le contraire.
La Belgique, c’est cet espace entre la francophonie et les flamands où les gens du monde entier se mélangent dans le plus grand des loves. Un espace où vous pourrez donc pratiquer à la fois votre anglais, allemand, flamand, italien, hollandais, russe ou espagnol. De grands moments de nostalgie sont à prévoir quand votre maman se remémorera le bon vieux temps avec Pedro, son amour portugais de l’été 81.

La Belgique, c’est aussi cet espace à la gastronomie exquise et débordante de cholestérol. Cholestérol que votre madre pourra aisément éliminer avec vous devant un live de Black Madonna, Todd Terje ou Alaclair Ensemble. Cela dit, si vous tenez vraiment à votre ligne et que les fricadelles vous rebutent, sachez que de belles grandes tranches de pastèques sont à disposition un peu partout dans le festival pour sustenter votre faim et soif.

Aussi sympathiques que leur bel accent, les belges sauront accueillir votre maman les bras grands ouverts, le sourire jusqu’aux oreilles et avec une grande pinte de houblons. Parce que qui dit Belgique, dit forcément bière. On trouvera donc à Dour de la Jupiler. Beaucoup de Jupiler. Beaucoup trop de Jupiler diront certains. Pour ces palais exigeants, il faudra donc se diriger vers le bar à bière spéciales. Votre envie de malt et arômes fruités s’en verront ravis.

Dour2016 - Dimanche - Ambiance - © Lorie Dieu (6)

 

  • Étape 2 : Parlez-lui d’amour. Parce que Dour c’est l’amour.

Ce n’est pas une légende. Ce n’est même plus un secret. L’amour se trouve à Dour.
Le long du chapiteau de la Boombox, au fin fond du camping C, dans les immenses queues pour les toilettes, sur les transats de l’espace presse, dans la fosse de la scène Balzaal, derrière la régie-son de La Petite Maison dans la Prairie, au milieu de la prairie de la Last Arena, au cashless, aux toilettes, chez vos bruyants voisins hollandais picolant de la 8.6 dès 8h du matin… PARTOUT. Du love putain, du love. Vous ne manquerez donc pas d’occasions pour faire de gros câlins à votre tendre maman. Et souvenez-vous, on ne fait jamais trop de câlins à sa maternelle.

Les vrais sauront que le peaktime de l’amour se trouve sur le hamac du Petit Bois… Avec un peu de chance, vous retrouverez également l’amour à vos côtés dans votre tente après une longue nuit de joie devant les lives d’Acid Arab, Stwo, Kaytranada ou Jonwayne.

© Gilles Charlier

 

  • Étape 3 : Misez sur de la musique, la vraie. Ça lui changera d’écouter Chérie FM, RFM, MFM et NRJ

Bah ouais dommage, mais Benjamin Biolay, Nolwenn Leroy, Calogero, Vianney et les Frero Delavega ne sont pas programmés à Dour. Votre maman s’en remettra.

Au contraire, elle vous remerciera de l’amener découvrir les envolées électroniques de Rival Consoles, elle se sentira sûrement partir quand Voodoo de Rone résonnera, vous vous serrerez fort dans les bras quand le génie Chassol s’installera au piano, vous vibrerez ensemble devant l’intense live de The Gaslamp Killer, vous lui apprendrez comment taper du pied au rythme du DJ set de Blawan, vous ferez probablement du sale devant le show de Lorenzo et on vous surprendra à crier ensemble « Onizuka » de PNL. #QLF.

L’histoire ne nous dit pas si on la retrouvera également la tête dans le caisson avec une clope magique à la bouche devant Kebra Ethiopia Sound.

  • Étape 4 : Rassurez-la. Le confort elle recherche, le confort elle trouvera

Bon ok, si le camping C après un gros orage d’été n’est plus en état de satisfaire les besoins vitaux de votre chère mère, sachez que pour parer à cette déconvenue, Dour Festival propose différentes alternatives.

Premièrement, vous pouvez lui rappeler son époque hippie où un festival sans boue n’était pas envisageable. La liberté c’est aussi de pouvoir retrouver un peu de terre dans ton taboulé du matin. C’est de se faire réveiller par un allemand beuglant son hymne national dans un mégaphone en rentrant de la Cannibal Stage (renommé cette année La Caverne). C’est également avoir assez de cordes vocales pour crier « DOUREEEEEUH » à tue-tête pendant 5 jours. La liberté, c’est considérer qu’une douche tous les jours c’est vraiment surfait. La liberté c’est de pouvoir t’inventer des vies suivant si ton interlocuteur est français, allemand ou anglais. La liberté c’est de devoir aller aux toilettes avec du PQ mouillé. Elle a fait Woodstock ou pas, merde ?

© soumsoum.be

Sinon, Dour propose également des logements de type préfabriqués avec douches et toilettes privés, eau courante et espaces de restauration. Le grand luxe, avouons-le. On y perd un peu du charme de Dour, mais si maman veut, maman aura. Les flexotels, festihuts et autres tipis se trouvent rassemblés dans un lieu nommé sobrement The Village. Toutes les infos sont disponibles sur ce lien.

Enfin, si vraiment, vraiment, maman cherche à passer une nuit oklm en mode charentaises x verveine-menthe. C’est possible également. Une sélection d’hôtels situés à proximité du site du festival sont disponible.

  • Étape 5 : Parlez-lui de Culture avec un grand C.

Argument imparable pour faire de votre maman, une maman hype, une maman à la page, une maman qui pourra parler hip hop 90’s avec Kevin, blogueur musique spécialisé dans l’âge d’or du rap depuis janvier 2017. Montrez-lui également le documentaire sur Manu Le Malin par Sourdoreille. Ça lui donnera sûrement envie de voir de ses propres yeux l’énergie dégagée par ce genre de prestations. Parlez-lui aussi de Jamaïque, de Israel Vibration, de leur 40 ans de carrière et de la vibe qui se dégage de ce groupe. Maman changera peut-être d’avis sur la légalisation du cannabis. Et ça, ça n’a pas de prix.

 

  • En cas d’échec

Si jamais tout ceci n’a pas convaincu votre chère mère de venir découvrir Dour, n’oubliez pas de lui envoyer de gentils mots doux quand vous y serez. Bisous.

  • Toutes les infos primordiales :

Sur le site de Dour : www.dourfestival.eu
Sur Facebook : www.facebook.com/dourfestival
Sur MySpace : https://myspace.com/
Sur Skyblog : http://dour-festival.skyrock.com