Parce que le Québec ce n’est pas que Céline Dion, la poutine et du hockey sur glace. Focus sur la riche scène hip hop de nos cousins de là-bas.

Influencé aussi bien par le rap français que par les sonorités électroniques de leurs voisins ricains, le Québec se retrouve le cul entre 2 chaises, ne sachant même plus s’il doit chanter en français ou en anglais. Je plaisante, à peine. Le franglais de nos amis québécois a beau ne pas toujours être compréhensible, il n’en reste pas moins intéressant et non moins dénué d’intérêt. Surtout ne sous-estimez pas la capacité des MCs canadiens de balancer de grosses punchlines. Jetez un oeil au Word Up! de Freddy Gruesum mettant à l’amende notre Gaïden national.

Porté par des artistes phares comme Dead Obies, Loud Lary Ajust ou Random Recipe, la scène québécoise porte également en son sein bon nombre de emcees et producteurs aux prémices de leur carrière. En ligne de mire : TeHu, FouKi, Kofi, Eman ou Canevas Crew. Mention spéciale pour Les Anticipateurs qui nous font toujours autant marrer track après track.
On ne peut pas parler de scène québécoise sans citer l’influence du label 7eme ciel qui héberge bon nombre d’artistes sur qui il faut compter. Côté beatmaking, délibérément peu présente dans la playlist, on ne peut pas passer à côté du label Tour de Manège. Emmené par l’excellent Grand-Huit, il fait le bonheur des internautes à chacune de leurs sorties tournoyantes.

Certaines mauvaises langues dénigrent cette scène québécoise en ébullition dont l’identité peut se perdre entre égo-trip, franglais incompréhensible et électronique accentuée. D’autres oracles croit y apercevoir le turfu, une alternative au hip hop prisonnier de ces carcans « rap conscient » et « boom bap ». Je suis de ceux-là. Bisous.

Alors c'était comment ?