REPORT : Les 3 éléphants, immersion au coeur de la nuit Lavalloise

REPORT : Les 3 éléphants, immersion au coeur de la nuit Lavalloise

Le weekend dernier je me suis rendu en terre Mayennaise à Laval pour le festival des 3éléphants. Placé entre Paris et Brest (pour les moins férus de géo). Les 3éléphants propose depuis 1998 un festival éclectique ou se mélange concerts et arts du spectacle.

Alors pour faire court, on à choisis nos 3éléphants par soir !

 

VENDREDI

Pour cette session 2018 la programmation s’inscrit parfaitement dans l’esprit du festival des 3 éléphants. Entre HMLTD, Hyphen Hyphen ou Vitalic, un vendredi soir costaud nous attend.
J’arrive à 17h au village des 3éléphants, pas d’happy hours mais je prend le temps de déguster une bière avec les copains de Terra Incognita. Je file devant le concert de HMLTD. Concours de style, des gueules à la Bowie et un son habité,  j’apprécie l’entrée en matière. Les Londoniens renversent totalement ce début de soirée.

HMLTD, si vous m’entendez, donnez moi l’adresse de votre tailleur !

HLMTD @Gaëlle Evellin

J’ai tout juste le temps de sortir du « main stage » pour me rendre devant les produits locaux, BIRDS IN ROW. Je n’étais pas prêt à cet ascenseur émotionnel. Moustaches, cuir et gros rock hardcore qui tâche, c’est du très bon n’importe quoi dans le public. L’ambiance monte, c’est fabuleux.

Birds In Row @Rod Maurice

Aussi éclectique dans son public que dans sa programmation, le festival des 3 éléphants (em)brasse toute les générations. C’est renversant.

S’en suit Hyphen Hyphen, un concert que je n’attendais pas forcément, et qui me déçoit, dû certainement à une acoustique amoindrie dans le patio.

Mais il en faut plus pour me décourager. MAESTRO prend les commandes. C’est certainement LA performance que j’attends le plus pour ce vendredi soir.

Quelle classe, quelle claque. C’est bordélique et parfaitement rodé, c’est ce que j’attendais. Avec des synthés massifs MAESTRO nous échauffe. L’ambiance monte en pression, les ados bourrés côtoient les quarantenaires.

Forcément, je retrouve tout ce petit monde devant VITALIC. Enchainant les tubes, le Rhodanien touche les coeurs. Ça sent le love, et le poppers. Doué d’une technique et d’un sens aiguisé de la danse, VITALIC propose un live aux multiples facettes, c’est à la fois renversant et frustrant.

La mort sur le dancefloor sonne la fin de ce vendredi soir très animé.

Nos  3 4 éléphants du Vendredi : HMLTD, BIRDS IN ROW, MAESTRO & VITALIC

SAMEDI

« QUOI IL EST 14H, on a loupé la MVERTE à la piscine Saint-Nicolas ».

Après tout, ne pas le voir me permet de garder en tête son image sulfureuse et si énigmatique intact. Même si quelque conseils pour la moustache m’auraient été utiles.

Un soleil dantesque s’abat sur Laval. Je décide donc d’aller boire un Perrier au bar du Palais, à deux pas du festival. Attablé avec deux bénévoles (BIG up aux bénévoles et aux techniciens géniaux d’ailleurs) nous discutons de la programmation du soir.

BIFFTY & DJ WEEDIMMOHA LA SQUALE, ROMÉO ELVIS, CABARET CONTEMPORAIN, RONE ou encore TSHEGUE. Somme toute, ce sera très compliqué de choisir nos 3 éléphants ce soir.

Je promet aux deux bénévoles fans de HMLTD de les revoir dans la soirée (BIG UP Manu & Charlotte).

Direction le village des trois éléphants ou se pose le Freaky club A.K.A le plus petit club du monde. C’est du bon grand n’importe quoi ! Techno, house, funk, hardcore mixé « à la bonne franquette » par le collectif Get Your Freak On. Tout cela dans une cabane de moins de 6m2 remplie de gens déguisés et de confettis, l’art de la fête MADE IN LAVAL.

L’orage n’arrête pas les 3 éléphants !

L’heure tourne, l’orage arrive. J’apprend qu’une tempête se prépare. Il faut à tout prix vider le village,  c’est la cohue. Je me réfugie dans le bar de Terra Incognita.
Des amis déjà présents sur le festival me signalent qu’ils ont tous été contraints de rentrer dans le main stage abrité pour éviter tout accident.

Mais c’est l’éléphant de Troie (on fais mieux..). Le public bouillonne, il faut (re)contrôler tous les billets des festivaliers sortant de l’arène. Aucun concert n’est annulé, tout est géré d’une main de maitre.

Sous une pluie battante je suis attablé avec l’orga du festival Terra Incognita. Je fais l’impasse sur BIFFTY & DJ WEEDIM. Un dernier verre et je décide d’aller voir MOHA LA SQUALE pour son premier festival, et seulement sa deuxième scène.

Le public est hystérique, MOHA LA SQUALE se déchaine. Nouvel arrivant sur la scène RAP FR il vient tout juste de sortir son premier album.
Pogo d’ados, le concert du rappeur algérien est puissant, ses refrains sont sans cesse repris en coeur par la foule. Bien-sûr beaucoup de choses sont à redire sur sa prestation, mais ce n’est pas l’energie qui manque au natif de la banane pour évoluer.

Démarrage en trombe (d’eau), les 3 éléphants se noient.

Le main stage est sur-remplie pour ROMÉO ELVIS, vêtu d’un maillot de Liverpool pour cette finale de Champions League.

Je décide donc d’aller voir CABARET CONTEMPORAIN.

5 gentlemans, deux contrebassistes, un guitariste, un batteur et un bidouilleur de piano.
Le live est surprenant, et m’emporte. Leur biographie signale que c’est « Un peu comme si Jeff Mills et Four Tet montaient un groupe en sortant du Conservatoire ». Pari réussit, une techno acoustique, technique et dansante. Gros coup de coeur.

C’est TSHEGUE qui prend les rênes. Ambiance tribal. L’amour, la danse, les percussions. Il fait très, très chaud sous le patio.
(Re)Connu pour des lives endiablés les deux parisiens ont saisi l’essence même de l’époque  : casser les codes à tour de bras et faire émerger un son neuf. Toutes les danses les plus farfelues sont permises.

 

J’en prend plein les oreilles.

Avant d’en prendre pleins les yeux devant RONE.

 

HLMTD @Gaëlle Evellin

La scénographie reprend la pochette de Mirapolis dessiné par MICHEL GONDRY. C’est onirique à souhait, on est transporté. Connu et reconnu pour son univers particulier, il est également le fer de lance de l’écurie InFiné Music. À 36ans, RONE s’est déjà imposé comme l’un des piliers de la musique électronique française. Pendant son live RONE dessine les contours d’une cité radieuse, un parc d’attraction, un lieu propice à l’émerveillement, l’envolée.

Le live nous propulse dans les tréfonds de la galaxie du compositeur français. Un vrai tour en soucoupe.

Nos  3 4 éléphants du Samedi soir MOHA LA SQUALE, CABARET CONTEMPORAIN, TSHEGUE & RONE.

Le gros bémol ? surement la qualité acoustique de l’arène. Mais on a trouvé la force du festival, un éclectisme à tous les étages. Des artistes en vue, des découvertes et des collectifs du département. Une ville en pleine effervescence. Merci Laval, merci Les 3 Éléphants.

A l’année prochaine.

 

 

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