Jumo nous projette sur une autre planète avec son dernier EP « Dérive »

Jumo nous projette sur une autre planète avec son dernier EP « Dérive »

Le 12 mai dernier, Jumo a sorti un nouvel EP, « Dérive », chez Nowadays Records. Entre musique et explorations visuelles, ce nouveau projet de l’artiste pluridisciplinaire français, membre du collectif CELA, arrive comme une continuité mais offre également une rupture avec ses projets précédents.

Clips à l’esthétique irréprochable, notes de pianos mêlées aux sons électroniques et visuels inégalables, Jumo nous fait voyager dans ce nouvel univers à travers lequel il nous narre une histoire que chacun est libre d’interpréter.

Les clips utilisent presque tous les mêmes visuels mais les exploitent différemment, ce qui donne une esthétique complètement différente à chaque morceau. Les plans sont plus ou moins rapprochés, les couleurs changent parfois et les rythmes divergent. C’est cette unité fragmentée qui fait de « Dérive » un projet narratif unique.

« Bloom » (en featuring avec Holy Oysters) se ressent plus comme une suite logique à l’ancien EP de Jumo par son rythme entrainant et ses voix. Le clip nous le prouve également car c’est le seul à ne pas utiliser la même mise en scène, les visuels restent les mêmes mais l’esthétique est un écho à « Nomade ».

Les morceaux « Huit Jours », « Bleu » et « Dérive », avec leurs bases de piano sur lesquelles s’ajoutent les sons de musiques électroniques, sont la preuve que Jumo a voulu faire quelque chose de différent. Ses inspirations telles que Steve Reich ou Philipp Glass s’y ressentent grandement.

« Ville » et « 1991 », quant à eux, sont beaucoup plus électro. Ici pas de piano mais une base électronique bien solide dans laquelle le talent de Jumo se reconnait.

« Je le savais » (en featuring avec Vedett), c’est le dernier morceau et celui qui se détache des autres. Les mots doux de Vedett nous berce tout simplement.

Une chose à dire : Jumo est un artiste complet qui n’a pas finit de nous fasciner.

Alors c'était comment ?