Bien le bonjour les Diggers ! Aujourd’hui, je vous ouvre mon placard auditif poussiéreux, dans la catégorie HipHop des années 90 et tire au travers des toiles d’araignées la cassette d’EPMD.

Pour les faignants, la playlist complète et en continu de la chronique se trouve ici soit 9 titres >>> Whyd

Face A :

EPMD : acronyme de Erick and Parrish Making Dollars, en référence aux membres fondateurs du groupe, Erick Sermon « E » et Parrish Smith « P » est un groupe américain de rap, fondé à Brentwood dans l’État de New York en 1987.

Leur premier album Strictly Business, sorti en 1988, mêle des influences Funk et Rock et contient le tube du même nom. Je vous laisse découvrir ce titre tout de suite… mais pas avant vous avoir rappelé le prodigieux voyage auditif de Eric Clapton « I Shot the Sheriff ».

La version d’EPMD où les fines oreilles reconnaîtrons également Dj Scratch ponctuer le flow des rappeurs avec  des samples de Kool & the Gang « Jungle Boogie » (lien YouTube).

Le duo change ensuite d’orientation, Erick Sermon et Parrish Smith ne semblent plus s’entendre et se consacrent à leurs carrières solo.  Pendant que le « E » de EPMD rencontre Redman et Keith Murray afin de mettre au point le groupe Def Squad, le « P » cartonne en 1996 avec « Rugged-N-Raw » (Feat. Das EFX)

Puis, ils se reforment en 1997 pour l’album Back in Business. La perle « Da Joint » assure leur promotion.

Erick Sermon, qui avait pris le temps de fonder Def Squad avec RedMan et Keith Murray, fait presser l’album El niño en 1998, dévoilant au grand public quelques hits aux samples lourds en influences comme ce titre de Labri Siffre « I Got The… »

… ils entreront dans la légende des titres HipHop Funk des années 1990 avec le fameux morceau « Rappers Delite ».

En 1999, EPMD reprend du service avec l’album Out of Business qui contient la boulette  » Symphony 2000 « . Vous y retrouverez les talentueux RedMan & Method Man ainsi Lady Luck en featuring. Le clip est construit comme un film, commence par une longue introduction comme il est coutume à l’époque. Les brèves vibrations de la darbouka (tamtam africain) extraites de « Requiem pour un Con » (lien YouTube) de Serge Gainsbourg précèdent la célèbre mélodie d’Ennio Morricone « Titoli Di Testa »  (lien YouTube) remasterisé pour l’occasion à la sauce HipHop. Ce mélange m’avait à l’époque violemment brisée la nuque !

En 2001, « Music » par Erick Sermon continuera de faire bouger les têtes avec un son plus grand public. Entre soul et funk mais, avec style, ce style qui ne portait pas encore le nom de BlingBling.

Bref, vous l’avez constaté, mon petit favoris dans ce groupe est bien le « E » de EPMD !
Oh my Diggers ! Ne t’inquiète pas… Le vieux Tonton ne te quittera pas si vite… Et tourne la cassette…

Face B : les bonus.

Das EFX  – Real HipHop. Non loin de là, dans l’horizon Underground, à la même époque, un titre plein de friture auditive, premier signe de faiblesse d’une cassette qui a trop tournée.

RedMan feat. Def Squad – Don’t Make Know Sense. Du HipHop violent, de quoi taper scandale à la boulangerie de bon matin. BIM !

Le deuxième épisode du « Bac à Sons de Tonton » ne pouvait que terminer sur une note bien plus funky. J’espère que ce petit voyage au cœur de mon placard poussiéreux ne vous pas trop fait tousser. La bande magnétique de la cassette arrive à sa fin, il ne reste que quelques tours… Tout juste ce qu’il faut pour un dernier son : un délire Disco Funk.

Def Squad – The Game

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