Passer à côté de ce gars-là serait malheureux. Faites pas les cons.

Quand on dit qu’un artiste est dans le viseur de Ninja Tunes, de Gilles Peterson, de Boiler Room et de BBC Radio 1, ce n’est pas pour sucrer la sucrière. Ce jeune producteur a du talent à revendre, il le sait et joue parfaitement ses cartes pour grimper doucement dans le game.

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Tout débuta par une première sortie en février 2015, oscillant entre house, afro et bass music. Porté par les drums des enfers du morceau Tyrion, O’Flynn laissait déjà entrevoir des influences éparses pour un rendu néanmoins très cohérent, dansant et entrainant. Il fallu ensuite que son compatriote Four Tet tombe sur cette sortie et la joue durant l’une de ses Boiler Room pour lui donner un coup de boost. Écoutez plutôt :

Sorti sur le label Blip Discs, ce premier effort fut suivi d’un second, en mars 2016 et le largage des bombes Oberyn et Spyglass. Le premier track, composé une fois de plus d’incroyables drums et de multiples textures tropicales démontre d’une certaine prise de maturité de l’artiste. Dans la même veine bass music à l’anglaise, O’Flynn affirme une identité qui pourrait rappeler les meilleurs artistes du label Black Acre (Romare et Clap! Clap! en ligne de mire).
Spyglass, quant à lui, est une invitation au voyage, une ôde house paresseuse mais incroyablement efficace. Ce travail sur les textures, les superpositions de nappes électroniques et les accords de batterie en font un track des plus agréables à écouter. Le label Ninja Tunes l’a d’ailleurs playlisté via son compte Spotify et l’a désigné comme étant l’un des 3 meilleurs morceaux de 2016.

2 EPs et 4 tracks. Il n’en fallut pas plus à O’Flynn pour se faire repérer par les influenceurs musicaux anglais. Phonica Records finit par mettre la main dessus et lui faire signer son prochain opus chez eux. Intitulé Glow Worm​/​Aloha Ice Jam, le webzine Stamp The Wax nous a fait le plaisir de nous offrir une première mise en bouche des plus appétissantes :

Il va sans dire que je vous conseille de vous procurer au plus vite l’une ou l’autre sortie du producteur. Il n’y en aura pas pour tout le monde et sa cote risque de monter très vite. Si la combinaison afro, house, bass music ne vous a pas suffit, rajouter quelques relants de grime et bouffer le morceau Glow Worm, à retrouver sur le dernier opus de O’Flynn :

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Alors c'était comment ?