Caen est depuis quelques années, devenue une terre où le voyage électronique a posé ses valises. Riche de l’hybridation que connait la musique aujourd’hui, elle a vu naître des artistes plus talentueux les uns que les autres. De Fakear à Fulgeance, de Beataucue au collectif de producteurs Club 808, la scène électronique sait se rendre éclectique et belle. Superpoze est de ceux là, un rêveur bien intentionné.

Depuis la création en 2010 de son allias, Gabriel est passé du rap à la production synthétique. Quelques Ep salués par la critique plus tard, il sort un projet commun avec Fakear et Thylacine.

Il se lance dans l’écriture de son premier album et nous étonne encore une fois. Plus cotonneuses, ces huit pistes nous invitent au voyage. Parfois lunaire, Parfois solaire, sans jamais tomber dans le copier-coller ni la facilité, Opening prend des routes encore inexploitées par l’artiste et l’effet est sublime.

Au delà du simple voyage, Superpoze nous conte une histoire faite de beats épurés, de nappes vaporeuses et d’une élégante simplicité. On monte à bord avec aisance, quand Opening vous ouvre la voie, Overseas vous colle au plafond. Clôturé avec brio, « Home is where i am » dit tout, en quelques minutes toute la créativité, toute la modernité et la poésie du rêveur vous emporte. Le vieil adage prend tout son sens, « Là où sont mes pieds, je suis à ma place », il n’y a plus de doute, Superpoze est Grand.

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