[Chronique] Raashan Ahmad – Ceremony

Véritable référence du hip-hop underground, le très prolifique MC californien Raashan Ahmad est de retour avec un nouvel album – Ceremony.

En 1999, sort son 1er album aux côtés du groupe Mission qui connaîtra un joli succès auprès des aficionados de hip-hop underground. Il deviendra par la suite la figure de proue des crews Crown City Rockers et Mighty Underdogs. Au fil des multiples concerts donnés au travers du continent américain et avec une réputation grandissante, Raashan Ahmad se lancera dans une carrière solo et dévoilera son 1er opus en 2008 – The Push – dont voici un extrait très jazzy :

Son talent et énergie positive lui a valu la comparaison avec les rappeurs des groupes A Tribe Called Quest, The Roots, ou De La Soul. Le MC, passé maître dans l’art de partager et diffuser son art aux 4 coins du monde, c’est ensuite illustré en collaborant avec des artistes de talent tels que Jazz Liberatorz, Dj Vadim, Dj Moar … Avec l’album The Push, puis en 2010 avec For What You’ve Lost, qui fut une claque musicale sans nom, Raashan Ahmad a confirmé sa place dans le panthéon du Hip-Hop. Piqûre de rappel avec le clip « In Love with Wax » :

Le requin de featuring, armé de son flow habile et groovy vient donc ici dévoiler un nouvel opus très abouti. Véritable ballade aux influences soul et jazzy, Raashan Ahmad étale son talent de lyriciste avec une aisance déconcertante durant les 16 tracks qui paraissent bien trop courtes. Piano, saxo, guitare & chœurs, tout y est pour une invitation au voyage ébouriffante. À noter aussi la présence du très bon producteur australien Ta-Ku sur le doux morceau Guns. Mention spéciale pour How Long, le 14ème morceau de l’album. L’émotion coule à flot, les notes s’enchaînent avec brio, c’est frais, c’est pur, c’est c’est beau.

Raashan Ahmad est de retour et s’est en véritable maître de Ceremony qu’il prépare la sortie officielle pour cette semaine. Il va de soit que chez Soundigger nous l’attendons de pied ferme pour la faire groover sur le tournedisque.

Alors c'était comment ?