Briollay Pop Festival : 24h de musique, 12 concerts, 48h de liberté à travers champs

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Organisé par une bande de copains, « Les freaks des champs » le BPF se veut un festival nature placé sous le signe de la découverte musicale où chaque année près de 400 festivaliers se retrouvent dans la campagne nord angevine pour « kiffer » ensemble comme disent les jeunes. Vu la programmation, cette année encore, laissez-moi vous dire qu’on risque d’être agréablement surpris.

24h de musique, 12 concerts, 48h de liberté à travers champs ♥

Un festival éclectique à deux visages. Les journées seront rythmées par une ambiance chill et relax sous les guitares et sonorités pop, tandis que pendant les nuits, les musiques électroniques couleront à flots et réveilleront le danseur enfoui en vous. Vous allez suer et enflammer le dancefloor !

Coup d’œil sur la programmation jour : LE YANG

Born Idiot ça sonne très « indie-pop » avec des mélodies qui vont à coup sûr vous rester dans la tête. À la base, c’est un projet solo du guitariste, compositeur et chanteur du groupe. Il embarque avec lui début 2015 quatre autres idiots comme il les appelle, issus de différents groupes. Ils régaleront les amoureux de old-wave venus chiller sous le soleil (on espère) du Briollay festival.

Sextet originaire de Paris, Butterscotch Hawaiian est obsédé par la musique des années 60. Et oui, leur nom fait bien référence à la variété de cannabis du même nom. De quoi vous faire allègrement planer. Fans de musique psychédélique et autre psychotropes en tous genres, tu ne devrais pas être déçu !

Acapulco Pussy Club, je vous avoue qu’avec un nom comme ça on savait pas vraiment à quoi s’attendre. Et bien le duo vous permettra de vous détendre dans l’espace chill du festival avec une cumbia aux sonorités électroniques et des vocaux venus tout droit des pays chauds, ambiance caliente assurée.

Habile Bill, expression pour dire de quelqu’un qui ne s’appelle pas forcément Bill, disons-le, qu’il a bien fait quelque chose. Groove 60’s/jazz psyché duo batterie/claviers presque instrumental, Habile Bill vénère les dieux de la hard bossa et du kéké Jazz. C’est décalé et on aime ça !

Jusque là ça a été plutôt gentil et lumineux, passons à la seconde partie : LE YING

BOTINE est le projet musical de Clément Vidamant, originaire de Rodez et actuellement basé à Paris. ​Il s’articule au regard d’une œuvre graphique dans laquelle il raconte une fable où les animaux domestiques organisés en micro-sociétés produisent une musique qui les libérera des humains et de leur mode de vie aliénant.

Paris Acid Boys est un projet créé en 2014 par le duo Ramce & Terdjman. Sous l’impulsion du label Tripalium Corp. Amateurs d’acid core tout droit sorti des années 90 sur des bruits de turbines et autres sonorités industrielles injouables, tu ne seras pas déçu d’avoir fait le déplacement. Tu risques de sauter partout et de grimacer comme quand tu viens de bouffer un schtroumpf KIPIK.

Carte blanche pour les copains d’Abstrack qui viendront nous régaler des dernières trouvailles vinyles chinées à droite à gauche. Pour ceux qui ne la connaîtrait pas encore l’association Abstrack a été créée en 2012 à Nantes par un groupe d’amis aux styles musicaux très éclectiques (soul, funk, afro, house, techno…).

Infos et billetterie : Briollay Pop Festival #5

D.KO Records, un label de gars sûrs

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Organisateurs des soirées Keep D.KO Alive à La Karambole, les membres du collectif sont ensuite vite partis à la conquête de la nuit parisienne. Le collectif s’est finalement mué en label qui annonce bientôt un sub-label résolument plus techno… Fondé en 2013 par 4 fêlés parisiens, D.KO Records est avant tout l’expression d’une renaissance de la scène électronique française. La preuve avec 6 de ses meilleurs représentants.

MÉZIGUE, LA TRIQUE

DJ masqué, pile électrique, jeune chien fou, Mézigue est l’un des piliers du collectif et label D.KO Records. Pour la petite histoire, « Mézigue » vient tout simplement de l’argot parisien signifiant « Moi ». Très attaché à un univers kaléidoscopique, il le mélange avec un esprit DIY mais néanmoins très propre et vraiment réjouissant. Entre acid house et techno, le Parisien joue avec les codes musicaux établis par ses aînés pour en sortir un revival d’une french touch perdue. À son actif, 2 EPs, Mangez Moi et Kestuf Daronne ?. Attention, on nous glisse dans l’oreillette que notre Mézigue national a plus d’un tour dans son sac et qu’il n’en a pas fini de faire des siennes.

FLABAIRE, EN PLEINE MONTÉE

À la fois sèche et mélodieuse, la musique de Flabaire a tout pour plaire. C’est également l’un des fondateurs du projet D.KO. Parisien après avoir vécu une partie de son adolescence à Bruxelles, Flabaire a tout d’abord été bercé par le rock avant de découvrir la house et toute la vague french touch qui allait avec. Ralph Maruani, de son vrai nom, est insatiable. Non satisfait de sortir de beaux EP comme tout le monde, le bougre balance en mars 2016 « It’s Just A Silly Phase I’m Going Through », un album de 12 titres house. Flabaire est intenable. Non rassasié de son projet solo, il s’est récemment lancé avec Paul Cut, Larry Houl, Mézigue et Mub Deep, dans une incroyable house instrumentale. Ça s’appelle Secret Value Orchestra et on en parle plus bas dans l’article.

MAD REY, DU GRAFFITI À LA HOUSE

Quentin Leroy pour les intimes, Mad Rey pour le reste du monde. Véritable espoir et fer de lance de la nouvelle scène house bleu-blanc-rouge, ce producteur du cosmos a 3 EPs à son actif chez D.Ko Records : Quartier Sex (2014), Salon de Thé (2015) et Balabushka (2017). Il a également publié en 2016 un EP sur Vertv Records, le label de son ami Neue Grafik, ainsi qu’un autre sur Red Lebanese, son propre label. À l’origine, Mad Rey est un énième enfant du hip hop, plus particulièrement du graffiti. Les débouchés de ce milieu finissant plus généralement sur les rails de métro que vers un avenir lumineux, le petit Rey se dirigea vers la musique et la batterie. Doté d’un gros background en disco/funk/hip hop, le producteur sait s’en servir à merveille pour construire des tracks résolument house. Les preuves ne sont plus à faire, à quelle heure un album Quentin ?

SECRET VALUE ORCHESTRA, LE BOYS BAND 3.0

De la house jouée en live. C’est le projet génial de Secret Value Orchestra. Composé de Larry Houl au chant, Flabaire à la basse, Paul Cut au clavier, Mézigue et Mud Deep aux machines, ce quintet débarque dans le game en 2016 avec 3 morceaux sortis sur l’EP Serious Intention. Faisant sensation auprès de la communauté house française, Secret Value Orchestra restait néanmoins un projet qui devait confirmer tous les espoirs tournoyant au-dessus d’eux. En avril dernier, un album de 8 morceaux débarque, Unidentified Flying Object, effaçant tous les doutes que l’on pouvait avoir sur la maturité et le sérieux du groupe. Mention spéciale pour le morceau Porta (I Can’t Do Anything) à écouter ci-dessous.

BRAQUE, EN SOUM-SOUM

Secret weapon de la famille D.Ko Records, brAque n’en est pas le moins fatal. Au contraire. Petit dernier du crew, on lui doit la publication d’un EP tout droit sorti des enfers, Maraude. Le track éponyme vous donnera un bel aperçu de ce que propose le bougre. Une house distordue, allant et venant entre les samples, les influences et les rythmes. Un style rappelant Crydamoure, des synthés en guise de matraques, de grosses basses qui claquent, un BPM de gazelle, des voix douces et sensuelles. Voilà la recette de brAque.

RAG DABONS, L’UPPERCUT ET LA DROITE

Sandro, c’est l’uppercut, et Gabriel, la droite. Ensemble ils forment le duo Rag Dabons. Entité résolument plus deep que le reste du label, mais tout autant complémentaire. Fondateur de D.Ko Records, Gabriel est aussi l’un de ses plus fameux défenseur et défonceur de platines. Accompagné de son soc’ Sandro, ils proposent une musique à la fois planante, irrévérencieuse, percutante et profonde. Si vous fouinez un peu sur leur Soundcloud, vous y trouverez également quelques beats qui en disent long sur leur appétit pour le hip hop. Enfin, après une sortie chez Concrete Music, les deux thugs ont enfin annoncé leur première release sur D.Ko. Le titre : T’es Plus Le Même Depuis Que T’as Changé EP. Un artefact à écouter et se procurer d’urgence :

Voilà pour D.Ko Records. Digne représentant d’une nouvelle scène française qui nous refait devenir chauvin, le label est l’un de ceux qui ont su se créer une identité artistique claire, reconnaissable entre tous. À mille lieux de se prendre au sérieux, les artistes D.Ko se placent comme de beaux experts des codes des internets.
Ceux-ci se démarquent également en reprenant avec talent certains codes de l’antique French Touch qui avait placé la France sur l’échiquier mondial de la musique électronique. Fervents défenseurs d’un esprit festif rassembleur, ils sont coutumiers des teufs organisés aux quatre coins de la l’hexagone. Si vous n’avez pas encore pu voir leurs bouilles sur scène, cela ne saurait tarder.

JAKARTA RECORDS • Entre innovateurs et diggers invétérés

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Créé par Jannis Stürtz et Malte Kraus, Jakarta Records est un label indépendant basé à Cologne. C’est lors d’un voyage entre l’Indonésie et la Thaïlande, en 2005, qu’ensemble, ils se lancent dans l’aventure labelistique. Depuis lors, ils construisent un label de musique aux allures de mappemonde, fait de signatures australiennes, brésiliennes et américaines ainsi que de collaborations venues de France comme du Ghana. Orienté black music et tous ses dérivés, il fait le bonheur des diggers de samples soul/disco, des aficionados hip hop et amateurs de musiques électroniques. Peu d’infos sont disponibles au sujet des créateurs du label. Sauf sur tout ce qui entoure le lancement de leur projet Habibi Funk, projet consistant à exhumer sur le net les plus belles perles de funk/disco d’origine arabe et africaine des années 60 et 70. Véritable hobby né de ses voyages par-delà le monde, les mixes de Jannis Stürtz sont disponibles en écoute sur Soundcloud. Mais revenons à l’activité du label et aux fameux artistes ayant contribué à son essor  :

 

RAASHAN AHMAD

 

MC californien au sourire communicatif, il fit d’abord partie du groupe Crown City Rockers (Raashan Ahmad, Kat O1O, Max MacVeety, Headnodic & Woodstock) avec qui il publia un premier LP en 2004, Earthtones. Quatre plus tard, il sort The Push, son premier album solo sur OM Records. En 2010, il signe sur Trad Vibe Records, le label de Moar, (ancien programmateur de la radio Prun’) pour un album qui reste encore beaucoup trop sous-estimé, For What You’ve Lost. Plusieurs EPs en collaboration avec Moar verront également le jour par la suite : Love, Seasons Change, Feel Good… En 2012, l’album Soul Power débarque sur les internets, pour le plus grands plaisir de ces aficionados. Enfin, en 2013 le californien signe chez Jakarta Records pour sortir Low Fidelity, High Quality, album en collaboration avec le producteur Ta-Ku, puis Ceremony en solo dont vous trouverez un extrait ci-dessous. Dernièrement, Raashan Ahmad a sorti deux projets de manière totalement indépendante. Le premier en collaboration avec le beatmaker Phoniks : Above The Clouds.
Acteur important du hip hop indépendant mais beaucoup trop discret, Raashan Ahmad aura tout de même su laisser son empreinte au travers ses belles sorties et innombrables show débordant de générosité. Aloe Blacc, Gift of Gab, 20syl, Awon, Slim Kid 3, autant d’artistes qui pourraient confirmer nos dires.

 

AKUA NARU

 

Entre soul, jazz et hip hop, la reine du label de Cologne s’appelle LaTanya Olatunji, plus connue sous le pseudonyme Akua Naru. Originaire de New Heaven aux Etats Unis, elle passa également une partie de son enfance à Philadelphie puis à New York. Après plusieurs voyages en Asie et en Afrique, elle finit par atterrir à Cologne en 2006. Depuis, elle y a élu domicile. 2010, The Backflip et The World Is Listening, ses premiers projets sortent de manière totalement indépendante sur Internet. Par la suite, elle se fait repérer par Wax Tailor puis par Patrice et Tony Allen qui l’invitent alors sur leurs albums respectifs. En janvier 2011, Jakarta Records lui permet de publier son premier album, A Journey Aflame, sur lequel on retrouve d’ailleurs ses deux premiers singles. Cet opus est une incontestable réussite, aussi bien artistique que critique. Artiste très engagée, elle décrit ses textes comme des « politics » plutôt que des « lyrics ». Je vous invite donc vivement à aller jeter un oeil dessus. Très influencé par le Jazz, la Soul et le Blues de la Nouvelle-Orléans, Akua Naru y incorpore néanmoins des rythmiques modernes, proche parfois du R’n’B. En septembre 2011, l’artiste balance l’EP Poetry : How Does It Feel ? tiré d’un morceau de son premier album. En 2015, Akua Naru revient avec The Miner’s Canary, un nouvel album de 16 titres composés et enregistrés entre Paris, New-York, Bruxelles, Sao Paulo et le Zimbabwe. On y retrouve notamment Georgia Anne Muldrow, Cody ChesnuTT, Ben l’Oncle Soul, Christian Scott et c’est une nouvelle réussite.

 

TA-KU

 

Inspiré aussi bien de la Future Beats que des plus grands classiques du hip-hop (J Dilla, DJ Premier, 9th Wonder…), Regan Matthews aka Ta-Ku est l’un des piliers de la nouvelle scène beatmaking internationale. Au même titre qu’un Kaytranada, Sango ou d’un Mr. Carmack, chacune de ses apparitions est un événement. Producteur, musicien et photographe, il se fait remarquer en 2008  lors de sa participation à la Red Bull Music Academy de Barcelone. Deux ans plus tard, il sort en indépendant son premier projet, The Lonely Stranger, puis un second, Scraps, avant de se faire repérer par le label de Los Angeles, Soulection, qui lui fait signer un EP, 24. La machine est lancée. Porté par la fame de la maison de disque de Joe Kay, Ta-Ku enchaîne par Latenyc, un nouvel EP sur un autre label californien, HW&W Records. En 2012, toujours chez HW&W, le natif de Perth gagne en notoriété en sortant 2 volumes du projet 50 Days For Dilla, des compilations de beats créés en hommage au célèbre beatmaker américain. Il réitérera ce principe dans un projet consacré au japonais Nujabes. En 2013, il signe chez Jakarta Records pour sortir l’album Dowhatyoulove ainsi que l’opus en collaboration avec Raashan Ahmad. Beatmaker ultra-productif, Ta-Ku continue de travailler de multiples projets indépendamment des sorties officielles sur les labels. On peut citer notamment Home, Dusty Vol.1Re ϟ Twerk Vol.II ou 2bits Lady Anthem. 2015, après de multiples projets chez HW&W, Melting Pot Music, Jakarta Records et Live For The Funk, il rejoint la dream team, label et roster australien Future Classic aux côtés des Chet Faker, Flume, Jagwar Ma, Flight Facilities et Thrupence. Il y sortira ses deux derniers projets en date, Songs To Make Up To et Median.

 

IVAN AVE

 

Eivind Øygarden est originaire d’Oslo en Norvège. Plus connu sous le nom d’Ivan Ave, il est l’un des meilleurs représentants de cette scène hip hop nordique en devenir. Pour ceux que ça intéresse, je vous renvoie vers Mutual Intentions, le collectif d’Ivan Ave composé des artistes Charlotte Dos Santos, Fredfades, Yogisoul, du photographe Moe Chakiri, du vidéaste Erik Treimann, du designer Hans Jørgen Wærner et de leur manager Stian Nicolaysen. Voilà, tous ces noms vous donneront plusieurs portes d’entrée vers le hip hop du nord. Aux côtés du génial producteur MNDSGN, il a sorti le 12 février dernier l’un des plus beaux projets hip hop de l’année à mon goût : Helping Hands. Leur collaboration date depuis la sortie de Low Jams, le premier fruit de leur entente en 2014. Flow suave, simple et direct, Ivan Ave ne fait pas de vagues en abusant des codes du genre et propose un rap aux variations jazz qui sonnent comme des évidences. Une rumeur dirait qu’un second album est d’ores déjà en production et enregistrement… Wait & see.

 

MURA MASA

 

En une mixtape et un maxi, Mura Masa est parvenu à se faire un nom dans le milieu du beatmaking et à faire plier Polydor en Europe et Interscope en Amérique. Et tout cela à seulement 20 ans. Alex Crossan de son vrai nom commença par créer son propre label en 2013, Anchor Point Records. L’année suivante, il tombe dans les filets de Jakarta Records avec qui il balance la mixtape Soundtrack To A Death. Portée par le morceau Lotus Eater et par la viralité des internets, le succès est immédiat. Il enchaîne par une apparition sur un various de Jakarta et sur un de Soulection qui lui fait les yeux doux. 2015, Jakarta lui permet de sortir l’EP Someday Somewhere qui confirmera son talent de beatmaker. Mura Masa enchaînera avec deux autres projets qui paraîtront sur son propre label. Aujourd’hui il entame une tournée européenne et passera par Paris le 17 novembre prochain au Trabendo. Sauvez la date !

 

BLUESTAEB

 

On termine ce tour d’horizon du label Jakarta Records avec Leon Giseke alias Bluestaeb. Ce dernier non plus n’a pas échappé à l’héritage des J Dilla, Nujabes, DJ Premier et Pete Rock. Avec Ivan Ave, Mura Masa et autres JuJu Rogers, Bluestaeb fait partie de cette nouvelle génération du hip hop qui imposent sans trop de peine leur maîtrise technique et talent d’innovateurs musicaux. Il se lance dans le game en 2013 via un projet disponible en vinyle portant le nom de 1991 Extraterrestrial. L’année suivante, on le retrouve sur une compilation du célèbre distributeur de disques HHV aux côtés de Figub Brazlevič et Juse Ju. Enfin, en 2015, il signe Rodalquilar chez Jakarta Records qui se révèle être la 1ère pierre angulaire du projet Bluesteab. Riche d’influences allant de la musique ouest-africaine au boom bap, en passant par la East Coast des États-Unis et le Future Beats, le berlinois est à surveiller car il n’a pas finit de nous surprendre.

 

J’aurais aussi pu parler de Kaytranada, L’Orange, Sango, Shuko, Blitz The Ambassador, Blu, DJ Vadim, Asagaya, 20syl ou d’Anderson .Paak, qui sont tous présents dans la discographie du label. Le choix fut cornélien mais j’ai voulu essayer de mettre en avant autant les artistes émergeant, de la nouvelle scène électronique notamment, aux côtés de ceux qui jouent avec les codes « traditionnels » de la culture hip hop. Au final, Jakarta Records, c’est la mappemonde musicale par excellence. Celle qui nous transporte, celle qui transpire la passion, celle qui nous surprend à chaque sortie, celle en qui l’on a une confiance absolue, celle qui transperce les styles et genres musicaux. Il y a un côté très « vrai » chez Jakarta. Une sorte d’aura familiale qui rime avec une qualité assurée. Vous l’aurez sans doute compris, le label au tigre blanc est probablement l’un de mes favoris.