20 webradios que vous devriez tous connaître et écouter !

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Il existe de nombreuses manières de découvrir de nouveaux morceaux, sentir de nouvelles vibes. Fouiller dans de vieux bacs, fouiner au fond des recommandations YouTube, se perdre sur Soundcloud, Shazamer les sets de vos DJs favoris… On peut également allumer son poste radio et se laisser porter par les playlists et émissions de Nova, FIP, Prun’, Radio Grenouille et compagnie…

La FM n’est pas encore morte, mais étant donné qu’on se balade plus avec son smartphone que son poste radio dans la poche, des applications ont pris le relai de ces bonnes ondes radios. TuneIn est pour moi l’application phare dans le game. Le site Radio-Garden quant à lui est excellent quand il s’agit d’aller digger et écouter des webradios sur une même mappemonde interactive.

Voici donc une sélection subjective et non-exhaustive de webradios qui diffusent de belles choses et propagent de l’amour en ondes sonores :

 

1. RADIO DY10

 

Lancé en 2016 par les foufous nantais de l’association Abstrack, Radio DY10 est un puit de personnalités aux connaissances musicales infinies. Véritable rassemblement de passionnés, de diggers et d’individus aux sensibilités pointues. À travers les différentes émissions proposées, vous pourrez y trouver de la musique africaine, expérimentales, du disco, de la techno, du jazz, de l’EBM ou du hip hop. En traversant la playlist concoctée avec amour par Akou Bayo, Shaman Boil et Bloody L, vous irez d’horizons en horizons, telle une machine à générer des émotions.

Pour écouter, c’est par ici : www.radiody10.com
Pour soutenir, c’est là : www.facebook.com/radiody10

 

2. WEFUNK RADIO

 

À l’origine, WeFunk c’est une émission radio diffusée par CKUT 90.3FM à Montréal. Leurs auteurs, DJ Static & Professor Groove, ont rapidement su prendre leur envol en lançant leur propre webradio dédié au meilleur du hip hop, de la soul et de la funk. Et on peut dire que 20 ans plus tard, le concept n’a pas pris une ride et continue de faire le bonheur de nos esgourdes ! Avec plus de 900 émissions mises en ligne, vous ne pourrez pas dire que vous ne trouvez pas votre bonheur chez WeFunk !

Pour écouter c’est par ici : www.wefunkradio.com
Pour soutenir, c’est par là : www.facebook.com/wefunkradio

 

3. RED LIGHT RADIO

 

Red Light est une radio située au coeur du fameux quartier rouge d’Amsterdam dont l’entrée des studios se trouve entre 2 vitrines de passes. Lancée en 2010, elle est rapidement devenue une référence dans le pays, puis sur le continent européen. Grâce au travail de son directeur, Orpheu The Wizard, RDR a pu nouer de solides liens avec des partenaires culturels locaux. Parmi ses animateurs résidents, on peut compter sur de joyeux lurons comme San Proper, David Cornelissen, Max Graef, l’équipe du Dekmantel, Interstellar Funk… Une bien belle équipe qui a déjà pu inviter quelques petits potes musiciens assez cool : The Gaslamp Killer, Carl Craig, Seth Troxler, Mac DeMarco, Randomer, JonWayne… L’ensemble en fait une énorme source de digging et de connaissance musicale allant de la musique arabisantes, soul ou ambient jusqu’aux émissions spéciales synthés en passant par le hip hop ou la techno. Un spectre musical incroyable que l’on peut balayer en se laissant emporter par sa playlist et ses émissions.

Pour écouter c’est par ici : www.redlightradio.net
Pour soutenir, c’est par là : www.facebook.com/redlightradio

 

4. WORLDWIDE FM

 

Le coquin Gilles Peterson avait plus d’un tour dans son sac ! Après avoir monté un club à Camden, été animateur sur BBC Radio London puis sur Radio 1, lancé les labels Acid Jazz Records et Talkin’ Loud, le natif de Caen dévoile au monde sa propre webradio en 2016 : Worldwide FM. Ce nouveau projet découle en fait du festival du même nom, établi sur les plages de Sète depuis 2006. Aujourd’hui diffusée par Radio Nova en France, Couleur3 en Suisse, Sublime FM aux Pays-Bas, J-Wave au Japon, FM4 en Autriche, RBB ḿultikulti et WDR Funkhaus Europa en Allemagne, on peut dire que c’est l’une des webradios les plus influentes du monde.

Pour écouter, c’est par ici : www.worldwidefm.net
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5. GOOD MORNING AFRICA

 

« The modern sound of Africa ». Tout est dit. Basée à Nantes et lancée sur le web au printemps 2016, elle fait la part belle à toute une frange de la culture musicale du continent africain. Éclectique et qualitative à souhait, GMA est l’une des plate-formes musicales à suivre de toute urgence tant sa proposition se démarque du reste de l’offre existante. Outre la webradio, l’équipe derrière ce beau projet a lancé au printemps 2017 son propre festival. Situé à Alawogbe au Togo, le village natal d’Ametek, l’un des fondateurs, cet événement apporta le mélange des cultures et de l’amour à son paroxysme. Rare sont les initiatives de ce genre et ça mérite, selon moi, tout le soutien du monde !

Pour écouter, c’est par ici : www.goodmorningafrica.org
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6. THE LOT RADIO

 

Posée dans un container sur les docks de Williamburg à Brooklyn, The Lot Radio a acquis en un peu d’un an, un aura qui dépasse l’entendement. Lancée en 2016 par un belge du nom de François Vaxelaire, TLR est vue par son fondateur comme la réponse new-yorkaise à Rinse FM ou Red Light Radio :  « Something that is not business-oriented, a little island of creativity and passion ». Outre la diffusion de musiques électroniques en tout genres, la radio a également une vocation sociale dans le quartier, grâce à son service de snacks et café à emporter. C’est d’ailleurs de cette manière caféinée que la radio se finance, elle est ainsi totalement indépendante. Qu’est-ce qu’on écoute ? Des artistes de renommée internationale passant par là comme Nina Kraviz, Four Tet, Pional ou Michael Mayer. Mais également des valeurs montantes aux carrières pour le moment plus confidentielles. L’ensemble est très cohérente et voué à un bel avenir.

Pour écouter, c’est par ici : www.thelotradio.com
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7. DATAFRUITS.FM

 

Fondée en 2011 par Tony Miller, Datafruits a un pied à Tokyo, l’autre à Seattle aux USA. Webradio, mais également netlabel de musique, le projet accueille en son sein de nombreux artistes électroniques naviguant entre acid, future funk, footwork. Le tout dans un esprit purement I.N.T.E.R.N.E.T. ! Des visuels au merchandising, jusqu’à l’intégralité des sorties proposées en free download, Datafruits est l’incarnation du vraie label de l’ère digitale. Les 23 releases sont à choper ici. Et vous savez quoi ? La webradio recrute de nouveaux DJs. Avis aux intéressés.

Pour écouter, c’est par ici : www.datafruits.fm/
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8. PWFM

 

Pas-Weather Festival Music ou Provocative Wave For Music. Derrière cet acronyme se cache un groupe Facebook de plus de 20 000 passionnés et une jolie petite pichenette au festival parisien. Désireux de mettre en avant la jeune génération d’artistes électroniques, le concept PWFM se rapproche de celui de La Chinerie dans son envie de pousser à la découverte et au digging 2.0. Ni label, ni collectif et ni média, c’est une communauté qui s’agite pour faire vivre ce projet. Aujourd’hui, PWFM est matérialisé par un site web, des DJs résidents, des sorties vinyles, des soirées tremplins et une webradio. Leur ligne éditoriale et musicale défriche le sempiternel duo house/techno, mais sans les headliners de festivals que l’on voit partout. De la nouveauté, de la fraîcheur à travers plus de 5 000 titres diffusés sur les internets !

Pour écouter, c’est par ici : www.pwfm.fr
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9. LE MELLOTRON

 

« Le mellotron est un instrument de musique polyphonique à clavier lisant les sons sur des bandes magnétiques. Il a été largement utilisé dans les années 1960 et 1970, notamment par les formations de rock progressif. » Le Mellotron, c’est également un média web à l’histoire rebondissante. Le projet résulte de la fusion de deux blogs musicaux :  ceux de Bertrand Niquel (le Mellotron) et de Guillaume Biau (Guigui les bons skeudis). L’équipe s’est ensuite agrandie en accueillant en son sein Anders, Xavier Roth et Jean Viril. Nous sommes alors en 2009. Deux ans plus tard, Le Mellotron devient également une webradio et se met à émettre depuis le Mellow, sa fameuse péniche située sous le Pont Marie face à l’Île Saint-Louis. De multiples DJs et artistes défileront ici, sous l’oeil des internautes ravis de voir en live leurs artistes favoris. Quelques années plus tard, l’histoire du média se poursuit sur le terre ferme, au 6 rue Beaurepaire, dans le café portant le nom de la rue où il réside. Ici vous y trouvez désormais un studio radio, un comptoir, une cantine et une boutique. Entre autres, Le Mellotron propose des émissions animées musicalement par de jolis noms : Sly Johnson, Robert Benjamin (Libreville Records), Mad Rey & Jim Irie, Bamao Yendé (Boukan Records), Charles Maurice (Favorite Records), Emmanuel Forlani, Julien Lebrun (Hot Casa Records), La Mamie’s… Que de passionnés, que de diggers opérant dans un spectre musical aussi large que varié. House, afrobeat, french boogie, hip hop, jazz, soul, rock, tout y passe, pour le plus grand bien de la musique !

Pour écouter, c’est par ici : www.lemellotron.com
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10. BERLIN COMMUNITY RADIO

 

Lancée en 2013 par Anastazja Moser & Sarah Miles, BCR est une webradio proposant une centaine d’émissions diverses et variées. On y retrouve de la musique (évidemment), mais également des sujets sociétaux comme la littérature, le féminisme, internet ou l’art. Globalement, c’est l’esprit créatif et libertaire berlinois qui transpire de ce projet. C’est beau à voir et à écouter. Parmi les hosts d’émissions, encore une fois, une belle ribambelle de noms : Hunee, Ancient Methods, Call Super, Palms Trax… Ne cherchez plus la webradio sur Soundcloud, son compte a été banni de la plate-forme en 2015 (shame on you SC) pour se retrouver sur Mixcloud.

Pour écouter, c’est par ici : www.berlincommunityradio.com
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11. RADIO MEUH

 

10 ans après la création de la webradio à La Clusaz par Philippe Thévenet, Meuh s’impose comme étant la 6e radio digitale la plus écoutée de France (source). Estampillée aussi bien Funk que Soul, Pop Rock, Jazz, World ou Electro, Radio Meuh met surtout l’accent sur la découverte et le bonne vibe. En 2012, la webradio lance son festival dans sa ville d’origine : Radio Meuh Circus Festival. Le concept : 3 soirées de concerts live sous un chapiteau de cirque et 5 jours de DJ set sur les pistes de ski et d’animations dans le village. La dernière édition rassemblait Laurent Garnier, Jacques, Osunlade, Kon, DJ Vas, Isaac Delusion, Her, Voilaaa, Vitalic, Meute… Que du bon monde !

Pour écouter, c’est par ici : www.radiomeuh.com/
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12. RINSE FM

 

Probablement l’une des webradios les plus populaires de ces dernières années. Rinse FM n’en finit plus d’étendre son aura par-delà les frontières. Lancée sous forme de radio pirate dans les bas-fonds de Londres en 1994, elle diffuse le meilleur de la jungle, dubstep, garage et grime. Les fondateurs DJ Geeneus DJ Slimzee ont alors 16 ans. Son expansion suivra ensuite tranquillement son cours, malgré les bâtons dans les roues que pourra mettre l’administration anglaise. Elle est considérée comme le média incontournable en matière de dubstep et grime. Celui sans qui la popularité de ces courants musicaux ne serait pas ce qu’elle est actuellement. En 2010, Rinse reçoit enfin l’autorisation d’émettre sur les ondes radio FM, après 3 ans d’attente. 3 ans plus tard à Paris, deux DJs et promoteurs d’événements, Manaré et Laurent, sont dans les starting-blocks pour lancer leur propre webradio, Radio Paname. Au même moment, ils rencontrent les fondateurs de Rinse FM à Londres. Ces derniers leur apportent conseils, expériences techniques et contacts. Rinse France voit alors le jour. Depuis, ils s’attachent à mettre en avant la musique électronique, mais pas que, via de nombreux mixes et guests aussi passionnés qu’eux. Entre autres, on peut croiser dans les locaux parisiens : Tigersushi, Lord Funk, Teki Latex, Boukan Records, Eddy Larkin, Raphael Fragil… Cette année, la webradio française a été consacré « Meilleure webradio d’Europe » lors des Online Radio Awards organisés par Mixcloud. Juste de quoi rester confiant pour la suite…
#Verrouillé

Pour écouter, c’est par ici : www.rinse.fr / www.rinse.fm
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13. RADAR RADIO

 

Tout comme sa cousine Rinse, Radar Radio est implanté à Londres. La webradio est lancée sur les internets en 2014 par Ollie Ashley, un ancien des radios NTS et … Rinse FM. Aux yeux d’Ashley, ces deux mastodontes du webradio game proposent tous deux des programmes de grandes qualité, avec des guests déjà bien établis, trop bien établis. Si bien établis qu’ils ne laissent que peu de place pour la nouvelle génération qui rêve elle aussi de s’exprimer sur les ondes. Ce sera le leimotiv pour mettre Radar sur les rails et l’élément de différentiation par rapport à ses consoeurs du web.

Pour écouter, c’est par ici : www.radarradio.com
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14. SECOUSSE

 

Webradio, sound-system et label, l’univers Secousse est large. Rumba congolaise, soukous créole, funk nigériane, zouk antillais, dancehall jamaïcain, la ligne éditoriale du média est claire : de la chaleur, de la découverte, du soleil et de l’amour. Sans jamais tombé dans le cliché, Secousse ranime avec brio des courants musicaux parfois oubliés ou dévoyés. DJ Tron, le fondateur du projet qualifie la musique étant diffusée comme étant « ghetto » et l’explique ainsi : «C’est un mot fort et clivant, que je questionne sans cesse. Pour moi il désigne tout ce qui est abandonné ou sous-estimé. La musique a été une manière de lutter, de se rassembler, d’élever sa culture contre l’envahisseur. Ghetto désigne toutes ces musiques qui sentent le soufre et qui ne font pas partie du mainstream ». Sur son site, en plus de son feed principal, Secousse propose 5 playlists thématisées : party, chill, street, chill, mix et charts. De quoi satisfaire les envies de chacun !

Pour écouter, c’est par ici : www.secousse.tv
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15. LYL RADIO

LYL, c’est un peu le Rinse ou Red Light Radio de Lyon. Avec sa scène locale frémissante, la création d’une webradio était la suite logique. LYL, c’est à la fois un lieu de rencontre entre activiste de la musique et un tremplin médiatique pour les organisateurs d’événements et artistes. Son emplacement voisin du disquaire Chez Émile renforce aussi son implication dans la vie culturelle locale et c’est pour le mieux ! Lancée en 2014, elle est composée de plus d’une centaine d’émissions et autant de personnes impliquées. Funk/Soul, House/Techno, Wave/Industrial, Contemporary/Experimental, World/Reggae, Lo-fi/Pop, la webradio lyonnaise a placé un curseur d’exploration musicale très large. LYL a également pignon sur rue à Paris depuis 2016.

Pour écouter, c’est par ici : www.lyl.live
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16. HOXTON FM

 

Décidément Londres a le chic d’attiser les ardeurs culturelles et musicales d’un bon nombre d’activistes. Située à l’est de la capitale, Hoxton Forward Movement (FM) s’ancre sur des créneaux musicaux allant de la house/techno qui va bien au hip hop qui fait plaisir, en passant par la dubstep/grime à l’anglaise. Lancée en 2011 par Dan Formless, Quintin Christian et Rakhee Sudra, HFM aime également vagabonder entre différents horizons : art, culture et mode sont aussi des thématiques ancrées dans l’ADN de la webradio. Tout comme The Lot Radio à New York, certains programmes sont diffusés en live vidéo sur le web. Hosts de qualité ISO9001, sélection aux petits oignons, éclectisme de bonne augure, toutes les astres sont alignés pour faire de Hoxton FM une incontournable webradio.

Pour écouter, c’est par ici : www.hoxton.fm
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17. SEOUL COMMUNITY RADIO

 

Dans la veine de Berlin Community Radio, voici sa cousine coréenne : Seoul Community Radio. Sans trop se fouler pour trouver un nom original, l’équipe de SCR partage la même vision créative et communautaire qu’à Berlin. Son apparition sur les ondes du net date de 2016 et c’est encore un londonien qui se cache derrière ce projet ! Basée dans un bunker du quartier d’Itaewon, SCR fait la part belle aux artistes locaux ainsi qu’à ceux passant par la capitale coréenne pour un gig ou deux. La K-Pop faisant office de religion au pays du matin calme, les autres genres musicaux en pâtissent. C’est là que SCR intervient et milite pour faire briller le riche underground sud-coréen. Que se soit les producteurs house/techno ou les MCs de la nouvelle scène grime coréenne, Seoul Community Radio propose un beau panorama de ce qui se fait de mieux et de plus innovant dans ce beau pays !

Pour écouter, c’est par ici : www.seoulcommunityradio.com
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18. BALAMII RADIO

 

Encore une webradio émettant depuis la capitale anglaise, à Peckham précisément. Celle-ci fut fondée en 2015 par James Browning. La particularité de celle-ci réside dans le fait qu’environ 3/4 des programmes diffusés sont produits par des DJs de Peckham même ! Musicalement, les émissions proposées rassemblent un panel musical très large. De la grime à la house, en passant par le hip hop, le funk et l’ambient. Au-delà de l’aspect web-radiophonique et en seulement deux années d’existence, Balamii Radio passe un cap et lance sa propre agence de booking. L’idée à travers cette nouvelle entité du média est d’aider les DJs ayant pris part au projet à trouver des dates et les aider dans leur évolution. Parmi cette team d’énervés on retrouve notamment Chaos in the CBD, Ross From Friends, Harri Pepper ou Alex Rita. Balamii a les dents longues. Preuve en est une fois de plus avec l’annonce au printemps 2017 de l’ouverture d’une antenne outre-Atlantique, au coeur de Manhattan à New-York. Deux stations, un seul stream continu ! La tranche horaire 9h – 21h (GMT) est réservée aux DJs britanniques, pour le reste, se sont les DJs américains qui s’en chargeront. Une proposition et une complémentarité exemplaire qui donne à Balamii un tout autre charme.

Pour écouter, c’est par ici : www.balamii.com/live
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19. TEDER FM

 

Nous voilà à Tel-Aviv. Teder FM, c’est l’histoire d’un ancien centre commercial de 1947 reconverti en bar de deux étages en plein coeur de la ville israélienne. Rapide état des lieux : pendant que le rez-de-chaussée est réservé aux clients venus boire un verre, manger ou voir un concert, le premier étage est consacré à la webradio qui diffuse du son pour le public situé dessous ainsi que pour les internets du monde entier. Depuis 2012, DJ sets, show lives, bières et pizzas sont au programme… Tout est dit. Les quelques éléments ci-dessous vous aideront à vous faire une idée du concept génial de pop-up radio bar qu’est Teder FM.

Pour écouter, c’est par ici : www.teder.fm/en/live
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20. NTS RADIO

 

On termine cette sélection par sûrement l’une des webradios les plus populaires et respectée du monde : NTS aka Nuts To Soup Radio. À l’origine, NTS était un blog qui mua pour laisser place à sa forme actuelle en avril 2011. Trois mois après son lancement, la chaîne compte 150 émissions régulières et devient ainsi une référence et caisse de résonance pour de nombreux artistes. Femi Adeyemi, fondateur de NTW, mais également de Boiler Room, choisi logiquement Londres comme station de lancement. Aujourd’hui, NTS possède également des studios à Manchester, Shanghaï et Los Angeles. Sont passés sur les ondes de la webradio londonienne : Jeff Mills, M.I.A., Four Tet, Gille Peterson, Skepta, Andrew Weatherall, Kerri Chandler, Jamie XX… Parfois critiquée pour sa faculté à attirer de grands DJs internationaux, sachez-le, au-delà des headliners, NTS fait également la part belle à de nombreux jeunes artistes. À la recherche de découvertes sonores ? De styles trop peu ou pas diffusés par les médias ? Foncez dans la partie « Explore » de NTS et lancez des podcasts d’opéra, de punk, new-wave, musique aborigène, J-Pop, Persian disco, rocksteady, black metal, R’n’B, gangsta rap, gabber, jungle, jersey, country, surf rock, drone, musique concrete, zouk, swing, free jazz, highlife, soukous, disco turque, molam, batida, acid, grindcore, cumbia, flamenco, synth pop, vaporwave et j’en passe… La diversité et l’ouverture musicale à son paroxysme, c’est la recette gagnante de NTS.

Pour écouter, c’est par ici : www.teder.fm/en/live
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Voilà pour cette sélection très subjective, mais qui s’est voulue diversifiée au maximum. On remarquera que malgré les différences assumées, les niches sonores explorées, les courants musicaux proposés, ce qui rassemble l’intégralité de ces médias et projets, c’est vraiment le coeur et la passion de créateurs, DJs et contributeurs. Loin, très loin de la consommation algorithmée pour nous plaire à coup sûr par Spotify, Deezer ou Apple Music, ces webradios transmettent une âme véritable, un amour de la musique propre à chaque artiste s’emparant des ondes. En laissant traîner vos oreilles sur ces médias, vous aurez des coups de coeur, des grincements de tympans, des moments de nostalgie incroyables, un sentiment de proximité avec les hosts et autres émotions qui ne se transmettent par avec des algorithmes. Longue vie à eux, longue vie à la radio. Et merci Internet.

PS : On aurait pu également citer Funky Corner Radio, East Village Radio, Resonance FM, WMFU, Hotel Radio Paris, Intergalactic FM, Radio PiiAF, Radio Caprice EBM, Frisky Radio… N’hésitez pas à enrichir cette liste avec vos propres découvertes webradiophoniques en commentaires !

Briollay Pop Festival : 24h de musique, 12 concerts, 48h de liberté à travers champs

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Organisé par une bande de copains, « Les freaks des champs » le BPF se veut un festival nature placé sous le signe de la découverte musicale où chaque année près de 400 festivaliers se retrouvent dans la campagne nord angevine pour « kiffer » ensemble comme disent les jeunes. Vu la programmation, cette année encore, laissez-moi vous dire qu’on risque d’être agréablement surpris.

24h de musique, 12 concerts, 48h de liberté à travers champs ♥

Un festival éclectique à deux visages. Les journées seront rythmées par une ambiance chill et relax sous les guitares et sonorités pop, tandis que pendant les nuits, les musiques électroniques couleront à flots et réveilleront le danseur enfoui en vous. Vous allez suer et enflammer le dancefloor !

Coup d’œil sur la programmation jour : LE YANG

Born Idiot ça sonne très « indie-pop » avec des mélodies qui vont à coup sûr vous rester dans la tête. À la base, c’est un projet solo du guitariste, compositeur et chanteur du groupe. Il embarque avec lui début 2015 quatre autres idiots comme il les appelle, issus de différents groupes. Ils régaleront les amoureux de old-wave venus chiller sous le soleil (on espère) du Briollay festival.

Sextet originaire de Paris, Butterscotch Hawaiian est obsédé par la musique des années 60. Et oui, leur nom fait bien référence à la variété de cannabis du même nom. De quoi vous faire allègrement planer. Fans de musique psychédélique et autre psychotropes en tous genres, tu ne devrais pas être déçu !

Acapulco Pussy Club, je vous avoue qu’avec un nom comme ça on savait pas vraiment à quoi s’attendre. Et bien le duo vous permettra de vous détendre dans l’espace chill du festival avec une cumbia aux sonorités électroniques et des vocaux venus tout droit des pays chauds, ambiance caliente assurée.

Habile Bill, expression pour dire de quelqu’un qui ne s’appelle pas forcément Bill, disons-le, qu’il a bien fait quelque chose. Groove 60’s/jazz psyché duo batterie/claviers presque instrumental, Habile Bill vénère les dieux de la hard bossa et du kéké Jazz. C’est décalé et on aime ça !

Jusque là ça a été plutôt gentil et lumineux, passons à la seconde partie : LE YING

BOTINE est le projet musical de Clément Vidamant, originaire de Rodez et actuellement basé à Paris. ​Il s’articule au regard d’une œuvre graphique dans laquelle il raconte une fable où les animaux domestiques organisés en micro-sociétés produisent une musique qui les libérera des humains et de leur mode de vie aliénant.

Paris Acid Boys est un projet créé en 2014 par le duo Ramce & Terdjman. Sous l’impulsion du label Tripalium Corp. Amateurs d’acid core tout droit sorti des années 90 sur des bruits de turbines et autres sonorités industrielles injouables, tu ne seras pas déçu d’avoir fait le déplacement. Tu risques de sauter partout et de grimacer comme quand tu viens de bouffer un schtroumpf KIPIK.

Carte blanche pour les copains d’Abstrack qui viendront nous régaler des dernières trouvailles vinyles chinées à droite à gauche. Pour ceux qui ne la connaîtrait pas encore l’association Abstrack a été créée en 2012 à Nantes par un groupe d’amis aux styles musicaux très éclectiques (soul, funk, afro, house, techno…).

Infos et billetterie : Briollay Pop Festival #5

D.KO Records, un label de gars sûrs

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Organisateurs des soirées Keep D.KO Alive à La Karambole, les membres du collectif sont ensuite vite partis à la conquête de la nuit parisienne. Le collectif s’est finalement mué en label qui annonce bientôt un sub-label résolument plus techno… Fondé en 2013 par 4 fêlés parisiens, D.KO Records est avant tout l’expression d’une renaissance de la scène électronique française. La preuve avec 6 de ses meilleurs représentants.

MÉZIGUE, LA TRIQUE

DJ masqué, pile électrique, jeune chien fou, Mézigue est l’un des piliers du collectif et label D.KO Records. Pour la petite histoire, « Mézigue » vient tout simplement de l’argot parisien signifiant « Moi ». Très attaché à un univers kaléidoscopique, il le mélange avec un esprit DIY mais néanmoins très propre et vraiment réjouissant. Entre acid house et techno, le Parisien joue avec les codes musicaux établis par ses aînés pour en sortir un revival d’une french touch perdue. À son actif, 2 EPs, Mangez Moi et Kestuf Daronne ?. Attention, on nous glisse dans l’oreillette que notre Mézigue national a plus d’un tour dans son sac et qu’il n’en a pas fini de faire des siennes.

FLABAIRE, EN PLEINE MONTÉE

À la fois sèche et mélodieuse, la musique de Flabaire a tout pour plaire. C’est également l’un des fondateurs du projet D.KO. Parisien après avoir vécu une partie de son adolescence à Bruxelles, Flabaire a tout d’abord été bercé par le rock avant de découvrir la house et toute la vague french touch qui allait avec. Ralph Maruani, de son vrai nom, est insatiable. Non satisfait de sortir de beaux EP comme tout le monde, le bougre balance en mars 2016 « It’s Just A Silly Phase I’m Going Through », un album de 12 titres house. Flabaire est intenable. Non rassasié de son projet solo, il s’est récemment lancé avec Paul Cut, Larry Houl, Mézigue et Mub Deep, dans une incroyable house instrumentale. Ça s’appelle Secret Value Orchestra et on en parle plus bas dans l’article.

MAD REY, DU GRAFFITI À LA HOUSE

Quentin Leroy pour les intimes, Mad Rey pour le reste du monde. Véritable espoir et fer de lance de la nouvelle scène house bleu-blanc-rouge, ce producteur du cosmos a 3 EPs à son actif chez D.Ko Records : Quartier Sex (2014), Salon de Thé (2015) et Balabushka (2017). Il a également publié en 2016 un EP sur Vertv Records, le label de son ami Neue Grafik, ainsi qu’un autre sur Red Lebanese, son propre label. À l’origine, Mad Rey est un énième enfant du hip hop, plus particulièrement du graffiti. Les débouchés de ce milieu finissant plus généralement sur les rails de métro que vers un avenir lumineux, le petit Rey se dirigea vers la musique et la batterie. Doté d’un gros background en disco/funk/hip hop, le producteur sait s’en servir à merveille pour construire des tracks résolument house. Les preuves ne sont plus à faire, à quelle heure un album Quentin ?

SECRET VALUE ORCHESTRA, LE BOYS BAND 3.0

De la house jouée en live. C’est le projet génial de Secret Value Orchestra. Composé de Larry Houl au chant, Flabaire à la basse, Paul Cut au clavier, Mézigue et Mud Deep aux machines, ce quintet débarque dans le game en 2016 avec 3 morceaux sortis sur l’EP Serious Intention. Faisant sensation auprès de la communauté house française, Secret Value Orchestra restait néanmoins un projet qui devait confirmer tous les espoirs tournoyant au-dessus d’eux. En avril dernier, un album de 8 morceaux débarque, Unidentified Flying Object, effaçant tous les doutes que l’on pouvait avoir sur la maturité et le sérieux du groupe. Mention spéciale pour le morceau Porta (I Can’t Do Anything) à écouter ci-dessous.

BRAQUE, EN SOUM-SOUM

Secret weapon de la famille D.Ko Records, brAque n’en est pas le moins fatal. Au contraire. Petit dernier du crew, on lui doit la publication d’un EP tout droit sorti des enfers, Maraude. Le track éponyme vous donnera un bel aperçu de ce que propose le bougre. Une house distordue, allant et venant entre les samples, les influences et les rythmes. Un style rappelant Crydamoure, des synthés en guise de matraques, de grosses basses qui claquent, un BPM de gazelle, des voix douces et sensuelles. Voilà la recette de brAque.

RAG DABONS, L’UPPERCUT ET LA DROITE

Sandro, c’est l’uppercut, et Gabriel, la droite. Ensemble ils forment le duo Rag Dabons. Entité résolument plus deep que le reste du label, mais tout autant complémentaire. Fondateur de D.Ko Records, Gabriel est aussi l’un de ses plus fameux défenseur et défonceur de platines. Accompagné de son soc’ Sandro, ils proposent une musique à la fois planante, irrévérencieuse, percutante et profonde. Si vous fouinez un peu sur leur Soundcloud, vous y trouverez également quelques beats qui en disent long sur leur appétit pour le hip hop. Enfin, après une sortie chez Concrete Music, les deux thugs ont enfin annoncé leur première release sur D.Ko. Le titre : T’es Plus Le Même Depuis Que T’as Changé EP. Un artefact à écouter et se procurer d’urgence :

Voilà pour D.Ko Records. Digne représentant d’une nouvelle scène française qui nous refait devenir chauvin, le label est l’un de ceux qui ont su se créer une identité artistique claire, reconnaissable entre tous. À mille lieux de se prendre au sérieux, les artistes D.Ko se placent comme de beaux experts des codes des internets.
Ceux-ci se démarquent également en reprenant avec talent certains codes de l’antique French Touch qui avait placé la France sur l’échiquier mondial de la musique électronique. Fervents défenseurs d’un esprit festif rassembleur, ils sont coutumiers des teufs organisés aux quatre coins de la l’hexagone. Si vous n’avez pas encore pu voir leurs bouilles sur scène, cela ne saurait tarder.