DOUR FESTIVAL 2016 • On fait le bilan, calmement

DOUR FESTIVAL 2016 • On fait le bilan, calmement

Le bilan de Dour 2016. En une infographie, une vidéo et un report !

AFTERMOVIE DOUR 2016

Pour planter le décor, le contexte et un brin de personnalité dans ce report, on vous propose de commencer par visionner ce court aftermovie fait-maison avec plein d’amour :

 

REPORT DOUR 2016

Voilà, maintenant on va essayer de résumer ce que vous avez vu en 3 minutes par écrit. Au lieu de faire un sempiternel récit jour par jour de notre expérience personnelle à Dour, j’ai délibérément et subjectivement décidé de faire un simple J’ai aimé/J’ai pas aimé. Je vous invite d’ailleurs à enrichir ce contenu en commentaire. Je suis sûr que l’équipe de Dour sera ravie de recevoir vos différents retours pour améliorer l’aventure Dour l’an prochain.  :

On a aimé

  • L’emplacement de la Last Arena. Plus d’espace, plus de capacité et mieux intégrée à l’ensemble, je crois que la scène principale de Dour a enfin trouvé son emplacement idéal.
  • L’ingénieur-son de la Petite Maison Dans La Prairie qui passait le générique de la série du même nom durant les inter-plateaux. Bisous à toi bel homme.
  • La sélection musicale de MCDE. Comme prévu, le DJ allemand nous a offert une grosse séance groovy à souhait. En clôture juste après Henrik Schwarz, c’était beau.

  • Le live de DJ Premier & the Badder Band. Au-delà des éternels et traditionnels « R.I.P Guru, J Dilla, Big L » et toute la clique, Primo a su nous surprendre. Accompagné d’une équipe de folie, coucou l’incroyable batteur et le saxophoniste de génie, son show embarqua la Last Arena dans un tourbillon hip hop, teinté de soul et funk !
  • L’envolée mélodique de Sigur Rós. Ok, ce n’est pas le top pour se chauffer un samedi soir, surtout avant Underworld. Mais au final, l’islandais a su nous capter dès le début de son show et nous a gardé emmitoufflé dans un cocon musical cotonneux et atmosphérique à souhait.
  • L’ambiance et le hamac du Petit Bois. Parce que le Petit Bois, c’est sans doute le meilleur endroit du festival pour chiller, se détendre, prendre du bon temps et profiter du son des copains de l’équipe de Dour. C’est aussi le parfait endroit pour retrouver tes potes après les avoir perdu. Véridique.

  • La scénographie de la scène Red Bull Elektropedia. Épileptiques s’abstenir. Situé dans cette sorte de cuvette naturelle, la scène consacrée aux différents courants de la scène électronique mondiale a une fois de plus convaincue tout le monde. Plus grandiose et imposant que les palmiers géants de l’an dernier, il fallait être là pour le voir.
  • La Red Bull a d’ailleurs accueilli les hollandais de Dope D.O.D. pour un show survolté. Programmés le samedi à 18h30, ils sont venus, ils ont présenté leur dernière mixtape Acid Trap, ils ont tout cassé et ils sont repartis. Ce nouveau projet du groupe délaisse un peu l’ambiance Dubstep pré-installée pour un style mixant Drum’n Bass, Bass et Trap. De gros bangers des familles en somme.
  • La Cubanisto Dancing. Ambiance cosy et familiale. Programmation intéressante, innovante et pertinente. On ne voulait surtout pas manquer cette nouveauté 2016.
    La disposition et décoration circulaire du chapiteau donne une ambiance plus conviviale, plus fédératrice entre l’artiste et le public. Des bisous aux festivaliers qui ont contribué à magnifier la décoration florale des poteaux du chapiteaux.
  • Les rythmes envoûtants de Konono N°1. Les sons du groupe congolais nous ont littéralement mis en transe. Pour un dimanche soir, à 21h30, c’est un bel exploit d’avoir réussi à nous bouger de notre chaise longue.

  • Le coin presse. Très convivial et accueillant, c’est le repère des blogueurs et autres journalistes tout fiers d’avoir un bracelet différent du commun des mortels. Bon, il faut dire que c’est un endroit bien pratique pour recharger les téléphones de tes potes et pour Instagrammer ta dernière vidéo floue de Salut C’est Cool. L’open-bar de 19h est aussi très appréciable.
  • Nos voisins de camping. À vous, chers flamands dont la tonnelle s’est faite arraché par le vent. À vous chers hollandais aux yeux baladeurs. À vous, compatriotes français dont la folie n’a d’égale que la générosité. On vous aime tous, vous êtes beaux.

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  • L’éternelle bonne humeur des belges. Si vous saviez comme on vous aime bande de coquins <3
  • Caballero, JeanJass et l’incruste de Lomepal. Les gars sont chez eux, ça se sentait et l’énergie dégagée était incroyable communicative.
  • L’énergie de Salut C’est Cool durant toute la semaine. Rien que pour la performance, chapeau.
  • Le live de Marek Hemmann
  • La présence scénique de Jazzy Bazz
  • La grosse claque donnée par Denzel Curry. Cet artiste qui m’était inconnu jusqu’alors a su, en 5 minutes, me faire danser comme si je vivais les derniers instants de ma vie. Pendant que certains festivaliers montaient sur les piliers du chapiteau, nous jouions des coudes dans cette fournaise qu’était devenue la Boombox.
  • Ahhh Alltta. Qu’on se le dise, le show du duo était mémorable. Cependant, de mon humble avis, je dénote chez 20syl cette facilité à servir la même recette que d’habitude. Elle fonctionne à merveille, d’autant plus avec un MC comme Medeiros à ses côtés, mais on n’est plus surpris. C’est du C2C, c’est du déjà-vu, déjà-entendu, c’est du 20syl. D’autant qu’on a l’impression que ce projet, par sa dimension visuelle et instrumentale, tourne quand même beaucoup autour de ce dernier. Quoi qu’il en soit, ce fut un très beau show qui a su mettre d’accord tout le monde.

  • Les beats langoureux de Ta-Ku. J’étais pas prêt. Je pensais prendre de grandes basses dans les oreilles mais le producteur australien a préféré nous lécher les oreilles de beats langoureux.
  • La folie du live de Skepta. Il n’y a pas à dire, le mec est chaud et à retourné la Boombox. Sans bavure.
  • La sélecta musicale de Sango. Et seulement la sélection. Car bon, on ne va pas vous mentir, ça se sent que le mec n’est pas un DJ, c’est principalement et surtout un excellent producteur. Pour enchaîner les morceaux correctement, c’est une autre histoire. Mais l’essentiel était là.
  • Un dimanche après-midi avec Nosaj Thing. What else ?
  • Se briser la tête devant Comah. Puis revenir de la Cannibal Stage en titubant, direction le camping C. En silence. Sans rien demander en retour. Être heureux.
  • La belle découverte : Honne. Histoire de se faire des câlins dans l’herbe un jeudi après-midi.

  • S’accrocher au sound-system pendant U-Roy et Hot Steppa. On a tendance à trop vite oublier le Dub Corner. Cette scène met à l’honneur la scène Dub et Reggae et elle le fait bien. Postichés devant les enceintes, on n’a même plus besoin de ce blunt tendu par un copain pour se sentir bien.
  • Faire chauffer les semelles avec Boris Brejcha.
  • Les frites. Belgium qualitat. Sauce américaine sur les eins. Bim.
  • Les pastèques. Le truc qui nourrit et désaltère en même. Probablement la meilleure invention depuis le couteau suisse.
  • Terminer le festival en faisant des câlins à un maximum de festivaliers. Parce que Dour c’est l’amour, on y est bien, on est soi-même et on en redemande.

On a moins aimé

  • L’absence de stands pour choper des étylotests. Bah ouais, on est des personnes responsables et on tient à notre permis de conduire. Fournir des capotes c’est cool, mais sauvez des permis et des vies ça l’est aussi.
  • L’ingé-son de Prodigy. Il était soit sourd ou bourré, ou les deux. En tout cas, c’était moche.
  • L’ingé-son de Daniel Avery. Soit ça manquait clairement de basses, soit nos oreilles ont pris trop chers.

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  • Le prix d’une bouteille d’eau. L’eau au même prix que la bière, ça peut en faire sourire certains, néanmoins 1 ticket (environ 2,75e) pour 50cl d’eau plate, ça fait un peu chier. Un point d’eau gratuit sur le site pourrait être sympa. #TshirtMouillés
  • La Jupiler. Un seul bar qui fournit des bières spéciales c’est short. La Jupiler, ça va 5 minutes mais de bonnes vieilles bières belges comme il y en a tellement chez vous ne seraient pas de trop.
  • Les sachets plastiques à l’entrée du site. Pas très éco-friendly les gars.
  • Manque de toilettes sèches. 4 toilettes sèches, c’est un début. L’idée est là, foncez les gars.
  • Les odeurs. Je sais bien que personne n’y peut rien mais faut avouer que des relans de toilettes ayant pris la chaleur toute la journée, c’est pas le top en croquant une fricadelle.
  • Ne pas pouvoir rentrer sur le site avec nos bouteilles d’eau 50cl achetées 2e sur le camping. J’vous jure, c’était que de l’eau.

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  • L’absence (partielle) d’éco-cups. On ne pouvait en trouver qu’au bar du Petit Bois et c’est bien dommage. Malgré la carotte incitant à collecter 40 gobelets en plastique contre un demi, favoriser les éco-cups rendrait le site beaucoup plus propre et faciliterait la tâche des bénévoles chargés de nettoyer le site.
  • La bouffe. Bon clairement là c’est un peu subjectif, mais si vous voulez manger sain et équilibré, prévoyez une glacière pleine de fruits et légumes parce que sinon c’est mort. Non, au-delà de l’aspect nutritif, il est admis par la plupart des festivaliers que les burgers… À l’exception d’un bon gros pita mixte sauce andalouse et de bonnes frites bien grasses, nos estomacs n’ont pas vibré de bonheur.
  • Le prix de la bouffe. Bah ouais du coup 9e le burger pas bon, c’est un peu reuch.
  • La queue pour prendre sa douche et aller aux toilettes. Il y a du mieux par rapport à l’an dernier mais 4h du matin reste toujours la meilleure heure pour aller se doucher et aller au petit coin. Entre midi et 16h, prévoyez un siège, un bouquin et une casquette pour être calé pénard dans la file d’attente. Allez, un point d’eau/toilettes/douches supplémentaire dans le Camping C et on s’approchera de la perfection.
  • La sécurité qui nous a confisqué notre mégaphone. #JeSuisMégaphone #PrayForMégaphone #RIPMégaphone
  • La programmation 2016. Non, je déconne.

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INFOGRAPHIE DOUR 2016

Enfin, pour résumer en chiffres ce qu’à été l’édition 2016 du meilleur festival belge, nous vous proposons de jeter un oeil sur cette nouvelle infographie. Preuve que nous avons affaire à une organisation des plus rodées :

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Merci à Damien de Dour, à Julien pour la vidéo, Mathieu pour l’infographie. Louella, Léa, Laurie et Alice pour les photos. Big up aussi à Sourdoreille et On Stage pour les vidéos live.

Join the discussion 4 Comments

  • coco dit :

    Sans vouloir être chiant, Il ya avais 3 point d’eau sur le site des concerts, je suis rentrée avec mes appareils photo et des bouteille sur le site (oui oui … C’est pas bien ) La queue des toilette ça dépends des camping, mais sinon oui la bière, la bouf, les toilette, le prix sur le site et la progra décevant

  • Vive Dour dit :

    Je suis d’accord sur:
    – La disposition de la Last Arena, ne changez rien !
    – La prog et l’ambiance incroyable
    – Le manque de toilettes sèches
    – La qualité et le prix de la bouffe, pas terrible. Sauf les frites, VIVE LES FRITES !!

    Je suis pas d’accord sur:
    – Les gobelets: Vive les gobelets jetables, ça me saoule de devoir garder un écocup vide à la main pendant 1h devant un concert
    – La queue aux toilettes: perso au camping B j’ai jamais fait la queue plus de 5 minutes, et sur le site 2 min. Pour les douches, vive les lavabos et les lingettes !

  • Un accès entre le Labo/Petite Maison dans la Prairie vers la Cubanisto/Red Bull ça ferait quelques bornes en moins sur les 5 jours et ça désengorgerait les alentours de la Main Stage…sinon il y a un manque de points d’eau potable…Doureuh!

  • Metzmacker Bastien dit :

    Doctor P et le Bask à la Cannibal stage! Ces types ne s’arrêtent jamais! Qu’on les garde!

Alors c'était comment ?