Malmené par les vents, embrassé par les festivaliers, la première édition du festival HORS BORD est de celle où l’on pourra dire plus tard « J’y étais. »

On en parlait juste dans un article précédent, ce lancement du nouveau festival de musiques électroniques bordelais s’annonçait sous les meilleurs hospices. Programmation excellente, communication exemplaire, identité visuelle marquée, lieu idéal, organisation aux petits oignons et tout cela pour un tarif plus qu’accessible. On n’était pas encore arrivés que l’on avait hâte de fouler le Bassin à Flot !

ÉTAPE 1 : L’iBOAT

 

Il fait beau sur Bordeaux lorsque nous débarquons dans la capitale girondine. Quelques contraintes de circulation, nous font atterrir directement à l’iBoat pour les performances de Loner, Antigone, mais surtout Vril. Après que le Bordelais se soit chargé de nous échauffer les panards, le résident de Concrete débarque avec ses gros sabots et met tout le monde d’accord avec un set énervé, mais pas trop, puissant, mais pas trop, accessible aux oreilles sensibles, mais pas trop non plus. Enfin, Vril lancera son attaque torgnoles et achèvera notre soirée, nos pieds et nos tympans d’une belle manière.
C’était notre première fois à l’iBoat. Nous partions un peu à l’aventure, sans a priori ni savoir où nous allions mettre les pieds. En résumé, c’est un très beau spot, les 3 étages permettent de contenir une belle jauge de personnes et tout est propre. En revanche, si vous tenez à vos écus et que vous avez une grande soif, passez votre chemin après 1h…

Hors-Bord-19©Janeb

 

ÉTAPE 2 : LE BEL APOCALYPSE

 

On débarque enfin sur le site du festival. On y découvre un événement à taille humaine où règne une ambiance familiale et une vibe excellente. Les gentils bénévoles sont là pour aiguiller tout le monde, les artistes déjà en place font danser les 2000 festivaliers présents et la bière est fraîche. Slow life. Après avoir vu le beau live de Syracuse et danser sur le set très groovy de Leon Vynehall, nous avons la chance d’assister à l’un des plus beaux panoramas du festival. Après un petit crachin breton, un arc-en-ciel s’est installé derrière la scène principale et se mélange parfaitement avec l’esthétique industrielle du site. Un petit tour devant la fin de la prestation de D.K. et nous nous faufilons en backstage pour aller à la rencontre de Ressmoon du collectif bordelais TPLT (ITW à venir).

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C’est alors que s’abat sur le festival les plus vilains nuages noirs que la côte ouest du pays puisse engendrer. Avec eux arrivent les premiers orages qui confèrent une atmosphère électrique et excitante. On ressent alors le stress qui monte dans l’équipe technique notamment. La météo annonce une véritable tempête. Celle-ci n’attendra pas plus longtemps pour souffler ses vents de 100km/h et déverser des litres de pluie sur les festivaliers qui courent et s’éparpillent à droite et à gauche. On se retrouve alors avec les bénévoles en train de soutenir les barrières qui manquent de plier sous la force des éléments. C’est apocalyptique, c’est intense, c’est violent, c’est triste aussi. L’organisation annonce la fermeture du site sur ordre de la préfecture et du bon sens. Les festivaliers sont invités à se diriger vers l’iBoat et le Bang Bang où l’entrée leur sera offerte. La capacité n’est pas égale, mais c’est le mieux que le festival puisse proposer et c’est déjà très beau. L’intégralité des artistes prévus pourra donc jouer et les festivaliers pourront apprécier un live unique et adapté à la situation par Pantha du Prince. On notera la bonne communication du festival quant à ces intempéries et saluerons l’indulgence et la bonne foi du public bordelais qui dans sa globalité n’est pas venu taper des mains et des pieds sur l’organisation.

Hors-Bord-15©Janeb

 

On repart de Bordeaux fatigués, un peu frustrés de ne pas avoir pu voir tous les artistes que l’on voulait, mais ravis d’avoir pris part à cette première édition qui restera dans nos mémoires. On retiendra le sourire des bénévoles, la qualité de la programmation, la sympathie de l’équipe organisatrice, l’optimisation de l’implantation du site, la beauté du cadre et l’excellente vibe qui se dégageait du Hors Bord. Ça vaut bien tous les orages du monde.
Clairement, nous faisons partie de ces personnes qui pourront dire plus tard en racontant les déboires de cette première édition « J’y étais. » Et ça, ça n’a pas de prix.
Merci Hors Bord et à l’année prochaine !

 

L’INFOGRAPHIE RÉCAPITULATIVE

 

Pour terminer et vous rendre compte de la magie qui a opéré à Bordeaux lors du Hors Bord, on vous a concocté une petite infographie avec les chiffres principaux. On en retiendra un seul : One Love.

Soundinfographie Hors bord

Crédits photos : Nico Duff & Janeb pour Hors Bord Festival

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