La plus belle fête de l’ouest à revivre en images.

NB : Clairement, on ne va pas se mentir, nos souvenirs de la 23e édition d’Astropolis sont assez flous. Tout comme les quelques rares clichés sortis de nos vieux téléphones. Heureusement, l’équipe d’Astropolis a su capturer les incroyables moments vécus à Brest du 30 juin au 2 juillet.

Après un départ sur les chapeaux de roue chez les potes bretois de Radio Lune, nous avons débarqués tout fringuants sur le port de commerce, au pied du club La Suite. On manque malheureusement le Bunker Palace avec Black Madonna, MCDE, Flabaire, Evenn et les nantais de La Source. Petite tristesse qui sera vite oubliée. L’emblématique Astroclub nous ouvre les portes de la ville des étoiles. Dr. Rubinstein est déjà aux commandes du vaisseau et l’on commence notre ascension sonore. Précise et directe, la berlinoise nous balance les premières baffes. Anthony Parasole conclura la soirée comme on l’a commencé : sur les chapeaux de roue. Un after et demi plus tard, Morphée balance la track de fin, au revoir.

Le samedi, après un burger de la résurrection, on file voir Jacques amuser les gamins sur la place de la Liberté pour la traditionnelle Astroboum. Le couple de mariés et leurs invités au fond de la place ont du apprécier. Rassasiés comme il faut, nous voilà déjà à Beau Rivage. On vient juste de louper le live de l’ami Blutch (chut, il ne faut pas lui dire). Deadlift et Claire, nous font face. Ces artistes issues du Piknik Electronik de Montréal prennent un malin plaisir à déstabiliser le public avec leurs sets aussi bien éclectiques que décousus. Le rendu final n’en reste pas moins cohérent et très dynamique. L’échange entre nos cousins canadiens et Astropolis n’est pas anodin : Depuis désormais cinq ans, les montréalais de Piknic Électronik et Astropolis nouent un partenariat florissant dans le domaine culturel et électronique. L’évènement hebdomadaire canadien permet de profiter du paysage urbain montréalais au rythme de pointures internationales. Tous les dimanches, aficionados de fête et d’électro sont conviés sous le Calder du parc Jean Drapeau pour découvrir une programmation artistique solide et atypique. Aujourd’hui, le concept s’est exporté dans le monde : à Barcelone, Lisbonne et Melbourne. Oeuvrant pour la reconnaissance des musiques électroniques, le partage et l’hédonisme, c’est naturellement qu’est né ce partenariat entre Astropolis et ses cousins du Québec, qui aboutit à un échange de scène entre les deux festivals. Cet échange a notamment permis à de nombreux artistes canadiens de jouer sur Beau Rivage (Eeekko, Groj, Van Did, Pulses, Bassilus C, Jeff Fontaine, Lucie Lebel, Phil Fiction). Du côté de la famille Astropolis, Agoria, Electric Rescue, Madben, Manu Le Malin et Arno Gonzalez ont déjà traversé l’Atlantique pour se produire sur les terres montréalaises. Lors de l’IglooFest 2017, ce sont Oniris et le Sonic Crew qui ont performé aux côtés de Laurent Garnier.

Vient ensuite le highlight, le zénith, le peaktime du festival : Astropolis au Manoir de Keroual. La scénographie a été entièrement revisitée. À l’arrivée dans le bois, on a l’impression qu’une immense araignée a tissé sa toile au dessus de nos têtes et relie les scènes les unes aux autres. On commence avec le bon MMPP, plus en forme que jamais, qui fait déjà vibrer le dôme de la scène Tremplin. S’en suivit une halte à la Mekanik sur les petits BPM de Ben Frost, histoire de s’abreuver de musique saine et expérimentale. Il est l’heure de filer sur La Cour, où l’on se chauffe les mollets devant le groove suffocant de Aux 88.  Idéal avant de profiter du set du jeune Objekt, qui, fidèle à sa réputation, déroule une techno électrisante et hypnotique. La suite est un peu floue, la Mekanik et les BPM fous de Manu Le Malin et Casual Gabberz ont eu raison de nous. Il a fallu retrouver le sol moelleux du Chill Out pour reprendre des forces. Enfin, le B2B entre Joy Orbison et Barnt finira par calmer nos ardeurs de feux follets de 7h à 8h, avant de suivre le troupeau à travers les bois, direction Brest et un after bien mérité avec Morphée.

Merci Astropolis, encore une fois, tu ne nous as pas déçu. Rendez-vous à Fortress en septembre !
On t’aime à la folie.

Alors c'était comment ?