Chassol - Soundigger.com

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Timothy Duval, un univers paisible entre mélodies et paysages sonores

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« Sen Am », troisième album de Timothy Duval délicat et cinématographique, fruit de séjours alternés entre Londres et Freetown.

Timothy Duval est un artiste multi-horizons – musicien, plasticien, designer – qui vit et travaille entre l’Angleterre, Londres et la Sierra Leone, Freetown. En octobre, il sortait son troisième album Sen Am, imprégné de son vécu dans ces deux villes depuis deux ans.

Sen Am est un album dénudé, principalement piano acoustique, qui emmène dans une écoute introspective, délicate et empreinte d’une atmosphère très cinématographique.

Dès les premières notes, on sent une certaine puissance de narration dans la mélodie, simple et avec des notes de piano qui viennent comme une voix qui chantonne. Quelques secondes et la voix réelle arrive : Timothy Duval a inséré des messages vocaux laissés par ses proches, projetant la mélodie vers des images vivantes. Celles des gestes et des expressions de la personne qui parle, le mouvement de l’environnement où elle se trouve.

Sen Am, c’est « envoie-ça/la/le » en krio, le langage commun en Sierra Leone. Sous-entendu de voyage, de carte postale, d’interlocuteur, de partage? Cet album met en lumière l’entourage humain, rendu par les voix parlées. Timothy Duval joue aussi avec le son des oiseaux. Des éléments extraits du réel qui, intégrés à la musique, tracent des paysages sonores à la fois concrets et rêveurs.

Ce processus créatif rappelle la musique de Chassol. Un jeune compositeur français qui cale ses mélodies et arrangements sur des sons, des voix et des images enregistrés pendant ses voyages :

Les compositions de Sen Am s’enchaînent posément. Et parfois, la présence épurée du piano acoustique se fond totalement dans des sonorités électro dilatées. Avec des vibrations très imagées, notamment dans « Language ». Dans « Wahala » (featuring avec Nicholas Mandalo), on peut même visualiser l’approche d’un ovni… Et avec cette basse comme un tendon métallique qui résonne au ralenti !


La découverte de cet album est une escapade ouverte, un air qui file à travers une structure claire. Une musique où l’amplitude des sons déploie un univers impressionniste, spontané et apaisant qui mérite un petit temps d’immersion.

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Pitchfork Festival 2017, petit check-up d’un line-up hold-up !

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À partir de jeudi prochain, le Pitchfork Festival reprend ses quartiers à la Grande halle de la Villette, à Paris.

Tout juste remis du week-end dernier, durant lequel tes narines ont enfourché plus de portes que les tibias d’Alberto Tomba ? Tu te dis que finalement, comme chaque semaine, tes bonnes résolutions post tuesday blues iraient bien se faire voire ??

– Ça tombe bien ! Pitchfork Festival s’annonce ce jeudi 2 novembre jusqu’à samedi, ou plutôt dimanche matin. Cette 7e édition nous propose encore une programmation affutée, entre rock indé, jazz, rap, et kicks techno qui vont faire sussu dans les leggings.

Une fois de plus, un programme de l’espace, avec dans le désordre et de manière non-exhaustive (parce qu’on s’en branle) : Rone, Chassol, Jungle, Kamasi Washington, Rejjie Snow, Tommy Genesis, Polo et Pan, Princess Nokia, Bicep, Tom Misch, Talaboman, The Blaze, ou encore The Black Madonna.

Pour les plus baisés du tieks, une fois les portes de la Grande Halle fermées, il y aura moyen d’enchainer jeudi et vendredi avec les After-Parties au Trabendo et là, ça sent le lâcher-prise : Ben UFO en b2b avec Call Super, Palm Trax, Abstraxion, Actress, Deena Abdelwahed, Théo Muller…n’en jetez plus frère.

Comme d’habitude, on s’est préparé un planning qu’on ne va pas respecter, par contre on s’est aussi fait une selecta pour se chauffer en sortant du Ouigo.

Chassol (France)
Magical Mountains (Ultrascores II, Tricatel. 2016)

Kamasi Washington (Los Angeles)
Truth (Harmony Of Difference, Young Turks. 2017)

Loyle Carner (Londres)
The Isle Of Arran (Yesterday’s Gone, AMF Records. 2017)

Tommy Genesis (Vancouver)
Empty (Empty. 2017)

Sônge (Quimper)
I Come From Pain (Sônge, Warner. 2017)

Rejjie Snow (Dublin)
Get it feat. Joyce Wrice (The Moon & You, Honeymoon. 2017)

Princess Nokia (New-York)
Kitana (1992, auto-production. 2016)

Deena Abdelwahed (Toulouse)
Walk On, Nothing To See Here (Klabb, Infiné. 2017)

Palm Trax (Berlin)
Sumo Acid Crew (In Gold, Dekmantel. 2015)

Tom Misch (Londres)
Day 4 : Everybody Get Down (5 Day Mischon, Beyond The Groove. 2017)

Bicep (Belfast)
Rain (Bicep, Ninja Tune. 2017)

Talaboman (Barcelone/Stockholm)
Samsa (The Night Land, R & S Records. 2017)

The Black Madonna (Chicago)
He is The Voice I Hear (He is The Voice I Hear, We Still Believe. 2016)

Théo Muller (Rennes)
Turbo Drift (Les Kicks Du Donjon, Midi Deux. 2016)

Abstraxion (Marseille)
Nuit (Matin / Nuit, Biologie Records. 2017)

Toute la programmation ici.

Crédit article : Brice Henry